Pour comprendre la poésie
il faut sept fois
la ruminer
avant que le jour
ne fasse éclater
le gosier des oiseaux
Anise Koltz, L’Ailleurs des mots, Arfuyen, 2007.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Pour comprendre la poésie
il faut sept fois
la ruminer
avant que le jour
ne fasse éclater
le gosier des oiseaux
Anise Koltz, L’Ailleurs des mots, Arfuyen, 2007.
L'évolution du haïku, de la France des années 20 au monde francophone de 2010, c'est ce que propose l'anthologie de Dominique CHIPOT Seulement l'écho.
S'y confrontent des auteurs de haïku contemporains aux thèmes qu'avait retenus René MAUBLANC pour aboutir au premier recueil du genre paru en 1923.
L'important travail de recherche sur ce temps des pionniers est synthétisé au fil des numéros de la revue en ligne Ploc !

Le poète japonais
Essuie son couteau :
Cette fois l'éloquence est morte.
Julien VOCANCE, 1921.
Et - privilège du blogueur maître de céans - :
Lecture sous le noisetier
Par dessus mon épaule
une pie
Henri CHEVIGNARD.
Si le caillou
que je porte dans ma main
était un autre univers
semblable au nôtreOù le soleil se couche
et se lève
selon que j’ouvre
ou ferme la main
Ou si c’était un enfant
pétrifié
d’avoir vécu
Anise KOLTZ, L’Ailleurs des mots, Arfuyen, 2007.

Dans le n° 13 de la revue Iciéla, Claude CAILLEAU étudie le dialogue de Pierre REVERDY avec la peinture. Cela nous vaut cette vérité :
Ce sont les poètes qui ont créé un art non descriptif, ensuite les peintres en créèrent un non imitatif.
Le Radis
Rencontre exquise
et malicieuse
de la couleur et
du maintien
Aussi, Sur du Vent souhaite pour 2011 à ses lecteurs
rencontres, malice, couleur, maintien... et radis !
À boire
Si le monde était un gâteau
La mer de l'encre noire
Et tous les arbres des lampadaires
Qu'est-ce qui nous resterait à boire
Philippe SOUPAULT, Chansons, 1921.
En ces périodes de bombances, la question est moins surréaliste qu'existentielle...
Anatoly KUDRIAVITSKY est irlandais, d'origine russe. Sa vision s'en ressent :
L'Europe réfléchie dans ma théière
pas facile à reconnaître : la courbe argentée
agrandit la France et l'Allemagne
mais réduit les autres états.
L'Irlande est à peine visible
la Russie tend à glisser
vers le flanc sombre de l'existence
.
.
.
Anatoly KUDRIAVITSKY, traduit de l'anglais pour Poésie-première n°40.
Le poète aura toujours un temps d'avance sur l'agence de notation.
Décembre
Neige, neige reste en Norvège
Jusqu'à ce que j'apprenne le solfège
Philippe SOUPAULT, Chansons, 1921.