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coeur

  • Pierre Moïse CÉLESTIN : ENTRAILLES

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    Entrailles

     

    J'aime ces matins rasés d'échos

    Où le cœur comme un long fleuve

    Descend très lentement vers la mer

    Emportant avec lui les bijoux impurs

    Fantasmes et fantômes de la veille

     

    Je te parle depuis cette profonfeur

    Marquée au couteau de la parole

    Moi engouffré

    Dans les entrailles du temps

    J'étale ma vie

    Comme l'herbe éparpillée

    Dans ma chambre d'automne

    Où talismans et amulettes

    Sont des oripeaux de circonstance

     

     

    Pierre Moïse CÉLESTIN, Anthologie de poésie haïtienne contemporaine, Points, 2015.

     

     

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  • לבלוב : le CŒUR-FLORAISON

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    Même au milieu du désert, toutes fleurs absentes, il y a des couleurs qui pointent, un cœur qui bat

    qui prêche que sève et sang, par toutes les artères, par tous les vents de la rose, nourrissent le monde

    Et la fleur qui manque ici offre son sourire, à l'antipode de notre hiver, à des cœurs étrangers

     

     

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  • Gérard MACÉ : C'EST LE CŒUR

     

    Vieux penseur 

    qui ne veux rien changer au langage,

    tu pèses les choses et les astres, et même

    les souvenirs sur des balances où le temps 

    met tout son poids. Vieux penseur sans visage, 

    tu nous parlais des vérités consolantes, 

    du travail et de la magie, de l’absente 

    de tout bouquet dont les pétales 

    étaient un emblème : le langage n’a pas

    d’odeur, ni la fleur d’or de la mélancolie.

     

    Tu sais qu’une rose est une rose dans toutes les langues. 

    Autrefois c’était un reste de raison qui t’empêchait

    de croire au sens caché, aujourd’hui c’est le cœur

    qui refuse de s’emballer, de battre plus vite

    en courant après des fantômes

     

    Gérard Macé, Homère au royaume des morts a les yeux ouverts, Le Bruit du temps, 2015.

     

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  • Jacques IZOARD ATTEINT le BLEU

     

     

    Dans la tête, mille petites têtes
    ont des regards partout,
    font l’obscurité, la clarté.
    Nous pénétrons dans chacune d’elles.
    Se morcèlent nos cerveaux.
    Nous atteignons le bleu.
     
     
    Dans le caillou, le poing gelé.
    Mais un cœur bat quand même
    qui ne fait que répéter
    soubresauts et coups sourds.
    D’autres poings dans le poing
    sont des pierres à la volée.


    Jacques IZOARD, Thorax, Phi éd. 2008.

     

     

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  • APOLLINAIRE à la PLAGE


    C'était un temps béni nous étions sur les plages
    Va t'en de bon matin pieds nus et sans chapeau
    Et vite comme va la langue d'un crapaud
    L'amour blessait au cœur les fous comme les sages


    Guillaume APOLLINAIRE, Calligrammes.

    Quand bien même on détesterait les plages (sans parler des crapauds), on irait bien fouler ces sables-là...



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  • Valérie ROUZEAU : et MERLE !


    Pendant encore quelques jours, on peut entendre ici la voix de Valérie ROUZEAU évoquer entre autres le mot "coeur"...


    Le moqueur est un merle du temps des cerises

    et le mot "coeur" un gros muscle gymnaste

    dans toutes les langues

    mes amis poètes me disent attention au mot "coeur"

    car il ne passe pas partout comme rossignol

    .

    .

    .

     

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