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langage

  • Le LANGAGE selon Edmond JABÈS

    moto,jouet,meccano,

    Je songe aux jouets de mes cinq ans. Une fois miens, ils furent les maîtres. Je croyais pouvoir, avant qu'on me les offrît, les manier à ma fantaisie. Je m'aperçus très vite que je pouvais les détruire au gré de mon humeur ; mais si je les voulais vivants, que je devrais respecter leur mécanisme, leur âme immortelle.

    Ainsi le langage.

     

    Edmond JABÈS, Marche à vif jusqu'à l'homme, NRF Poésie-Gallimard.

     

     

     

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  • Gerrit KOUWENAAR TROP HOMME

    cage,

     

     

    LE LANGAGE

    Le langage appartient aux oiseaux
    Je suis trop homme pour voler
    Je reste là comme une maison sur le monde
    Et bâtie de terre épaisse

    Je suis à peu près celui
    Qu’abrite l’intérieur des murs
    Et qui coule derrière les fenêtres
    De la petite chambre bleue

    Elle sent l’amour et l’engrais
    Il y a une plante dans une cage
    Le langage appartient aux oiseaux
    L’homme s’abrite dans les mots.



    Gerrit KOUWENAAR, Action Poétique n° 91, mars 1983.

     

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  • Gérard MACÉ : C'EST LE CŒUR

     

    Vieux penseur 

    qui ne veux rien changer au langage,

    tu pèses les choses et les astres, et même

    les souvenirs sur des balances où le temps 

    met tout son poids. Vieux penseur sans visage, 

    tu nous parlais des vérités consolantes, 

    du travail et de la magie, de l’absente 

    de tout bouquet dont les pétales 

    étaient un emblème : le langage n’a pas

    d’odeur, ni la fleur d’or de la mélancolie.

     

    Tu sais qu’une rose est une rose dans toutes les langues. 

    Autrefois c’était un reste de raison qui t’empêchait

    de croire au sens caché, aujourd’hui c’est le cœur

    qui refuse de s’emballer, de battre plus vite

    en courant après des fantômes

     

    Gérard Macé, Homère au royaume des morts a les yeux ouverts, Le Bruit du temps, 2015.

     

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  • PEREC ! REVIENS...

    georges perec,je me souviens,langage,donc,du coup

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  • Tomas TRANSTRÖMER : LANGAGE sans MOTS (rediffusion pour cause de nobélisation récente)

     

     

    Toujours à l'affût, Sur du Vent vous l'avait déniché le samedi 31 mai 2008 !

     


    Las de tous ceux qui viennent avec des mots
    des mots, mais pas de langage,
    je partis pour l'île recouverte de neige.
    L'indomptable n'a pas de mots.
    Ses pages blanches s'étalent dans tous les sens !
    Je tombe sur les traces de pattes d'un cerf dans la neige.
    Pas de mots, mais un langage.


    Tomas TRANSTRÖMER, Baltiques et autres poèmes, Le castor Astral, 1989.

     

     

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  • Patrice DELBOURG : le PIF de la LANGUE

     

    En préface d'un recueil de Michel MERLEN, Patrice DELBOURG note :

    Peser sur le langage, c'est chercher querelle à sa généalogie, c'est faire descendre la chair dans les choses.


    Cela rappelle Claude NOUGARO, qui boxait les mots.

     

     

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  • Albert CAMUS : MAL NOMMER (rediffusion de l'été)


    D'Albert CAMUS, sur le langage:

    Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde.


    Comme on doit être malheureux, avec un vocabulaire de 500 mots. Comme est épais le brouillard, à qui ne sait trouver la racine des choses.


     

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