Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Littérature

  • L'ACTION selon Fernando PESSOA

    plante,serre,

     

    Je cultive la haine de l'action comme une plante de serre.

    Je me flatte moi-même de ma clairvoyance à l'égard de la vie.

     

    Fernando PESSOA, Le Livre de l'intranquillité, Trad. Françoise Laye, Christian Bourgois, 1999.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Gustave FLAUBERT et POÉSIE

    fleurs,pot de chambre,

     

    Ces mêmes gens qui disent "poésie des lacs" etc., détestent fort toute cette poésie, toute espèce de nature, toute espèce de lac, si ce n’est leur pot de chambre qu’ils prennent pour un océan.

     

    Gustave FLAUBERT, Correspondance, cité par Paol KEINEG dans l'article ci-dessous*.

     

    * "ci-dessous", pour un blog, est l'exact synonyme de "ci-dessus", pour un livre.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 2 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Les POÈTES selon Paol KEINEG

    caché,rideau,

     

    Je me souviens que dans les années 60 et 70, des poètes qui tenaient le haut du pavé parisien, aimaient se recommander de l’Underground, un mot magique. Cela faisait sourire, car je les aurais plutôt placés dans l’Overground.

    Aujourd’hui, bon an mal an, la presque totalité des poètes en France, hommes ou femmes, vivent dans l’Underground, le vrai, celui où il n’y a même pas besoin de se cacher pour être invisible.

     

    Paol KEINEG, revue Secousse n° 23.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Le CHANT selon Yasmina KHADRA

    rouge,flammes,

     

    Je suis persuadé que, la première fois où l'Homme a chanté, il s'est d'abord découvert à lui-même. Il s'est aperçu que son salut ne dépendait pas uniquement de la chasse et de la procréation.

    Il lui a fallu percer le secret des éléments, chercher en lui des vocations pour accéder à son propre mystère. Il s'est mis à peindre pour se forger un talent, à écrire pour se souvenir, et il a appris à chanter pour mieux s'entendre vivre.

     

    Yasmina KHADRA, Ce que le mirage doit à l'oasis, Flammarion 2017.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Yasmina KHADRA au DÉSERT

    désert,nudité,

     

    Aucune vie ne saurait être précieuse si on ne sait pas rêver, aucun mirage ne saurait accoucher de l'oasis si on ne sait pas déceler dans la nudité du Désert de quoi habiller notre âme et épurer notre esprit.

     

    Yasmina KHADRA, Ce que le mirage doit à l'oasis, Flammarion 2017.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • L'ORDRE selon Julio CORTÁZAR

    arc-en-ciel,

     

    ...

    Ne pas accepter un autre ordre que celui des affinités, une autre chronologie que celle du cœur, un autre horaire que celui des rencontres à contretemps, les véritables.

    ...

     

    Julio CORTÁZAR, Crépuscule d'automne, trad. Silvia Baron Supervielle, José Corti, 2010.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Les PATRIOTES selon Sadegh HEDAYAT

    paon,

    Tandis qu'il roulait ces pensées dans son esprit, le bruit de la nouvelle se répandit. Collègues de bureau et amis se relayaient pour venir le féliciter et attirer sur lui la bénédiction divine. Seyyed Nasrollah prenait un air satisfait, fermait les yeux et secouait la tête avec fatalisme, disant : "que faire ? On est au service de la patrie !"

     

    Sadegh HEDAYAT (Trad. Ch. Balaÿ), Le patriote, in L'homme qui tua son désir, Phébus, 1998.

     

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Michel LEIRIS et l'INSPIRATION

    profil,nez,inspiration,

    Contrairement à ce que j'ai toujours pensé, je m'aperçois qu'attendre d'être inspiré pour écrire, cela veut dire qu'on est un pur esthète. Dans ce cas en effet, l'inspiration n'est qu'un moyen, et c'est l'écriture qui est la fin. Ce qu'il faut au contraire, c'est écrire pour être inspiré. Si l'acte d'écrire n'inspire pas, s'il ne met pas dans cet état particulier qu'on évoque sommairement à l'aide du mot inspiration, qu'est-ce donc que l'acte d'écrire, sinon ce que j'ai toujours traité dédaigneusement du nom de littéraire ? Une pure besogne de confection plus ou moins bien réussie, selon qu'on aura été bien inspiré ou non.

     

    Michel LEIRIS, Journal, Gallimard.

     

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent