mardi, 13 mai 2008
AUTRE CHOSE
Les éditions Arfuyen publient un ouvrage proposant de lister les définitions possibles de la poésie.
Le titre est - soufflé par GUILLEVIC - "la poésie c'est autre chose".
On n'aurait su mieux dire...
19:59 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, arfuyen, guillevic
dimanche, 11 mai 2008
Par DESSUS les HAIES
Maintenant que tous les balises y sont toutes posées, on peut entreprendre la virtuelle randonnée du Chemin des Poètes de Durcet, dans l'Orne. Le rendez-vous est ici: http://biloba.over-blog.com/
On y verra que, grâce à l'ami Jean-Claude TOUZEIL, et en dépit de l'humidité des sentiers, la poésie, comme les passereaux, s'affranchit des ornières et survole sans peine les haies bocagères.
19:29 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chemin des poètes, touzeil, poésie, randonnée
vendredi, 09 mai 2008
IL n'y a QU'à ECRIRE
"Enfants, nous étions peintre, modeleur, botaniste, sculpteur, architecte, chasseur, explorateur. De tout cela qu’est-il devenu?
Il y a cependant un moyen, au centre même de la maturité, de retrouver ces possibilités perdues. [...] Ce moyen, c’est la littérature.
Il n’y a qu’à écrire l’œuvre peinte ; il n’y a qu’à écrire la statue.
La plume à la main - si seulement nous voulons être sincères - nous retrouvons tous les pouvoirs de la jeunesse, nous revivons ces pouvoirs comme ils étaient, dans leur naïve confiance, avec leurs joies rapides, schématiques, sûrs. Par le biais de l’imagination littéraire, tous les arts sont nôtres."
Gaston BACHELARD, joignant le geste à la parole (la beauté du geste au vin de la parole), a ainsi bâti son oeuvre, convoquant les quatre Eléments, les Arts, les Philosophes, au service d'une pensée simple et gratifiante, comme un carré de courgettes.
21:31 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bachelard, écrire, enfants, sincérité
lundi, 28 avril 2008
STEAK BARBARE
La suggestion du jour: steak
Pour les végétariens: pastèque
23:34 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : steak, végétarien, pastèque
vendredi, 25 avril 2008
PRINTEMPS LEVE-TOI BIEN VITE
Comme sous le clairon du forsythia
au pas de l'oie le printemps se radine
D'une même immodestie
un botaniste lui légua son patronyme
23:19 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : forsythia, printemps, botanique, patronyme
jeudi, 24 avril 2008
NOM de DIEU
Du dernier REDA:
"Chaque soir, aux grands arbres noirs, mon église assemblée
Accroche des fruits d’encre et, pour le Qui-n’a-pas-de-nom,
Broie et fait écumer sa diphtongue dans un vacarme."
On l'entendrait vibrer d'ici, ce murmure un peu sinistre.
21:50 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques reda, dieu, eglise
mardi, 22 avril 2008
Il y a HOTESSE et HOTESSE
Maintenant que l'on a fait des caissières des hôtesses de caisse, je préconise que toutes les barrières se changent en hôtesses de bar!
22:18 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hôtesse
dimanche, 20 avril 2008
La CHOUETTE et le MARIN
Selon Georges HENEIN, "écrire est une façon de veiller.
De veiller sur soi et de veiller tout court. A rêves déployés.
Une chance de rester pur. Ou moins impur".
Le retrait et l'acuité de la chouette.
Puis, la poésie "est vouée à la recherche inquiète et incessante de l'autre lieu, elle ne peut choisir pour halte ni pour demeure le centre de gravité d'un monde pareil à un énorme chantier."
L'exaltation de la terre inconnue, et le mépris de celle que déjà l'on travaille.
22:05 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : georges henein, écrire, veille
vendredi, 18 avril 2008
PASSE-MOI le POEME
"Le poète est celui qui fait briller le sel dans les mots".
(Henri HEURTEBISE)
22:04 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : henri heurtebise, poète, sel
dimanche, 06 avril 2008
EXTRAIRE des VERS
D'un poème d'Henri HEURTEBISE, à propos d'une activité de saison.
"J'ai travaillé au milieu des feuilles et de l'air. J'étais parfois lumineux.
J'ai pressé, j'ai tiré, j'ai recouvert de terre, aux prises avec la résistances des masses vertes et luisantes.
J'ai aimé ça."
Les poètes seraient-ils un peu bêcheurs?
Les mauvais, oui. Les autres préfèrent élaguer.
21:46 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : heurtebise, vers
vendredi, 28 mars 2008
CIRCUM STARE
Ca dépend des circonstances
dit-on
Comme si se tenait autour
une bordée de cierges dressés
Comme si se tenait autour
un cortège d'anges gardiens
disposés à déplacer les montagnes
inverser le cours des fleuves
21:12 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : circonstances, ange
mardi, 25 mars 2008
Et VLAN sur le SLAM !
Bien apprécié d’entendre hier Jean-Pierre VERHEGGEN émettre les plus grandes réserves sur le talent poétique de nos rappeurs z’et slammeurs z’à la mode de maintenant.
On a beau se sentir sûr de son goût, il est bon de le savoir partagé par des poètes autrement exigeants.
21:12 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : verheggen, slam, rap, mode
mercredi, 19 mars 2008
BRAS en FILIGRANE
Arrière avant
De chemise en écharpe
d'honneur au ciel
à la force des croisés
23:02 Publié dans Filigranes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bras
dimanche, 16 mars 2008
Le SHALOM du LIVRE
Le SHALOM du LIVRE
C'est à Paris le Salon du Livre, dont l'invité principal est Israël, ce qui suscite le chahut habituel.
Ce qui l'est moins est le reproche qu'on y a entendu, fait à la communauté des écrivains israëliens: ces derniers se contenteraient de composer leurs petits romans intimistes, déliés de la vraie vie du pays, miné par la violence et l'intolérance.
Cela revient à contester à un auteur la liberté de choix de ses sujets et de leur traitement, et manifeste la plus grande incompréhension à l'égard de la matière artistique.
Quelle tristesse si le poète miséreux ne devait chanter que les contorsions de son estomac, et le peintre cancéreux tracer les contours de sa tumeur...
C'est au contraire la grandeur de l'art de s'abstraire du monde, non pour en remiser l'ordure, mais au contraire pour la combattre par sublimation.
17:59 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon du livre, israël, écrivain
samedi, 15 mars 2008
A TOMBE OUVERTE
d'un poème comment
tomber dans la vie
le mot tombe finira
par ne plus être un verbe
(Marcel MIGOZZI in Les Derniers Témoins)
23:07 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, tombe
jeudi, 13 mars 2008
MI-CHEVRE MI-CHOU
Lu dans Ouest-France de ce jour:
"le désenchouement de l'Artémis a échoué".
Ne serait-ce pas plutôt "déséchouement"?
Et par goût de l'assonance, on aurait pu ajouter qu'on est dans les choux, au pays des Chouans.
Pas chouette...
21:27 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ouest-france, artémis, assonance
mercredi, 12 mars 2008
CHIEN ASSIS (ne craint pas le vent)
Le chien assis
fouetté par la bourrasque
se refuse à faire coucouche
20:03 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chien, vent
mardi, 11 mars 2008
RHODODENDRONS
Encombrée
la demeure bourgeoise
de rhododendrons
Cependant le simple plantait des arbres roses
20:56 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rhododendron, arbre, rose, étymologie
mardi, 26 février 2008
IVRESSE de l'EGAREMENT
Jules SUPERVIELLE écrit:
"Il m’arrive souvent de me dire que le poète est celui qui cherche sa pensée et redoute de la trouver.
La trouve-t-il qu’il pourrait bien cesser d’être un poète pour devenir un logicien, un prosateur, quelqu’un qui use d’abstractions pour s’exprimer."
Au contraire, il ajoute que son outil n'est pas l'abstraction, mais l'image.
Cette image le fait déboucher sur une autre, puis encore une autre, en chaîne, pour ne jamais tomber dans la pensée discursive.
18:23 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : supervielle, poète, image
jeudi, 21 février 2008
Le POETE, ULYSSE du QUOTIDIEN
De Roger LAHU :
« la poésie est une odyssée aléatoire
le poète doit se transformer en pourceau
entendre le chant – même faux –
de toutes les sirènes
-même folles- »
Non, la poésie n’est pas là pour faire joli!
Elle sert à dire le vrai, même absurde.
22:29 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roger LAHU, poésie, odyssée, sirènes
vendredi, 15 février 2008
ALLITERA...SION
Dans son Journal, en 1936, Julien GREEN notait:
"Jamais un poète d'Israël n'a résisté au plaisir de l'allitération; c'est pour lui une façon souveraine de traduire la colère, l'indignation, la joie ou la frayeur; d'une certaine manière, on pourrait dire que l'allitération est sa langue. Avec une virtuosité dont les meilleures traductions françaises ne peuvent donner une idée, il multiplie les sifflantes et met en jeu le registre grandiose des gutturales. C'est le souffle vigoureux de l'éternel qui passe dans cette langue..."
23:30 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Julien GREEN, Bible, Israël, allitération, langue
vendredi, 08 février 2008
MANIFESTE
A l'heure où se vend aux enchères le Manifeste Surréaliste de Breton, on peut s'amuser - mais non pour en tirer profit - à rédiger un Manifeste SUR DU VENT:
Pas de dogme stylistique
Pas de tic vestimentaire (ni de fume-cigarettes!)
Pas une dégoulinure de désespoir (mais pas d'espérance béate!)
Pas de jargon mystique
Droit imprescriptible à la Fantaisie
Pas une larme sans sa réplique de pirouette
Incessibilité des dettes à l'égard de la sincérité
Discrétion dans l'érudition
Plaisir à dire l'ordinaire
19:39 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifeste surréaliste, surréalisme, Breton, dogme
lundi, 04 février 2008
C'EST de l'HEBREU
Poète, Henri MESCHONNIC apporte un éclairage original sur la lecture de la Bible.
Les traductions les plus usuelles commettent toutes à ses yeux le même péché: passer la pensée hébraïque au laminoir de la philosophie grecque, et à la moulinette chrétienne.
Egalement philosophe, il recourt au concept d'essentialisme, écrasant selon lui les particularités du nominalisme hébraïque.
Un exemple: le grec "physis" (la vie) s'est substitué à l'hébreu "haïm" (les vivants).
Là où les Hébreux voient des manifestations, les Grecs et leurs héritiers pointent un principe.
22:53 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Henri MESCHONNIC, hébreu, Bible, traduction
dimanche, 03 février 2008
Un AUTRE MOI
Cherchant une anagramme pertinente à mes nom et prénom, je retiens celle-ci, qui me convient bien:
Chine
Grand hiver.
15:36 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anagramme, Chine, hiver
mardi, 22 janvier 2008
De TOUT BOIS
Le critique littéraire Marcel RAYMOND, pour qualifier le poème court, utilisait l'expression "délicate menuiserie".
Un matériau naturel, et quelques outils ancestraux, pour que les éléments qui frotteraient autrement, trouvent à s'épouser sans grincement... Tout est là, en effet.
22:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marcel RAYMOND, menuiserie
samedi, 19 janvier 2008
TANTALE 2008
Avec janvier sont apparus des pannonceaux à l'entrée des cafés stipulant sobrement "interdiction de
fumer".
Voilà un problème réglé, et on espère à présent que les patrons de ces établissements n'attendront pas l'intervention du législateur pour nous épargner la nuisance que constitue le robinet à chansonnettes qui y dégoutte à perpétuité.
Savourant un 12 ans d'âge, LAURIE ne viendra plus le gâcher d'un parfum de limonade, et débarassé de Laurent VOULZY, on appréciera que le café ne sente plus le sirop de grenadine...
Si encore on nous servait du BREL pour accompagner la Gueuze!
23:45 Publié dans Dans la rue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : café, interdiction de fumer, chanson, LAURIE, Laurent VOULZY
lundi, 14 janvier 2008
VIVE LE VERS... LIBRE!
Tristan DEREME, à l'issue d'un de ses poèmes, fait intervenir en prose un M.DECALANDRE pour mettre en avant les mérites stylistiques de son créateur.
Outre l'équivoque du procédé - un personnage louant l'auteur à qui il doit son peu de vie -, on émettra des réserves sur son commentaire.
Ce M.DECALANDRE en effet conclut que le vers suppose la contrainte, d'une formule définitive: "il n'est pas de poésie sans une règle, et... l'expression vers-libre est synonyme de rond-carré".
Le siècle écoulé nous a heureusement débarassés de ces préjugés.
S'il est vrai que la contrainte peut être un moteur de la création littéraire, il faut admettre qu'elle n'est pas exclusivement stylistique, et qu'elle peut donc se révéler d'autre façon qu'en comptant sur ses doigts, ou en consultant un dictionnaire de rimes.
Le vers libre, comme la Liberté en elle-même pour le citoyen, ne détourne pas l'auteur de ses exigences artistiques, et n'en fait pas un libertaire sans scrupule.
23:49 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tristan DEREME, personnage, contrainte, vers libre, liberté
mercredi, 09 janvier 2008
SUS au TEMPS!
Tristan DEREME, sur le poète:
« c'est un homme en rébellion contre le règne du temps, contre la brièveté de la vie -, et la gloire n'est pas autre chose que cette rébellion - si elle triomphe ».
22:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Derème, poète, rébellion
mardi, 08 janvier 2008
Eloge de la CONTRE-RIME
Sur le modèle des contre-rimes, voici deux strophes extraites de Pipes, de Jean PELLERIN:
Aux étangs morts, l'automne las
Boit dans ses mains noircies...
La cloche abandonne son glas
Aux brumes épaissies
-
Le premier frisson du matin,
Une cloche qui tinte.
Le songe est mort. Le feu s'éteint.
La lampe s'est éteinte.
-
Les images sont évocatrices, mais il y manque un peu de la malice de son devancier, Paul-Jean TOULET, qui avait eu l'idée de décaler l'alternance des rimes de celle des octo-syllabes avec les hexa-syllabes.
Le chef de file des Fantaisistes ajoutait ainsi un balancement supplémentaire dans le rythme de ses quatrains, riche de... fantaisie!
Avril, dont l'odeur nous augure
Le renaissant plaisir,
Tu découvres de mon désir
La secrète figure.
21:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Toulet, Pellerin, Poètes Fantaisistes, rime, contre-rime
vendredi, 04 janvier 2008
Le JOURNAL d'un CONDAMNE à ECRIRE
Dans ses Dernières Paroles du Poète, René DAUMAL tragédise sa vocation d'écrivain:
"Voici donc mon premier et mon dernier poème. Un mot à dire, simple comme d'ouvrir les yeux.
Mais ce mot me mange du ventre à la tête, je voudrais m'ouvrir du ventre à la tête et leur montrer le mot que je renferme".
21:45 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : René Daumal, mots
mercredi, 02 janvier 2008
VOEUX pour une ANNEE de FANTAISIE
Le groupe des Poètes Fantaisistes n'a pas laissé grand trace en tant qu'école.
D'autant qu'ils n'ont guère rédigé de manifeste pour clarifier leurs conceptions. En contrepartie, ils ne pratiquaient pas l'excommunication, et c'est déjà beaucoup.
Tirons tout de même d'un écrit de Tristan KLINGSOR une invocation qui servira de début de piste:
"Ce n'est pas tant les songes que tu griffonnes
De tes capricieuses bizarreries
Que la vie humble où tu fleuris,
Tour à tour délicate et choisie
ou mirifiquement bouffonne,
O fantaisie."
"Sur du Vent" souhaite à ses lecteurs une année 2008 tour à tour humble, délicate et choisie, ou mirifiquement bouffonne.
21:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poètes Fantaisistes
mardi, 01 janvier 2008
Le POEME et le VRAI
Franchissons l'année avec René DAUMAL:
"Dans un vrai poème, les mots portent leurs choses".
D'autres ont même prétendu qu'ils avaient la vertu de les créer.
18:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : René Daumal, mots
dimanche, 30 décembre 2007
Le SENS CRIE
Traduit d'un texte sanskrit ancien par René DAUMAL, on lit que la nature essentielle de la poésie "est le son et le sens unis, sans fautes, doués de vertus, avec ou même parfois sans ornements"?
Cette dernière précision nous rappelle utilement que le poème n'est pas là pour faire joli.
12:42 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : René Daumal, sanskrit, ornements
dimanche, 16 décembre 2007
Le NOMBRE d'OR
Pourquoi l'alternance de l'alexandrin et de l'heptasyllabe, du 12 et du 7, fonctionnent-ils si souvent, dans la meilleure harmonie?
Carré magique? Pentacle? Nombre d'or? Hiéroglyphe maçonnique?
D'André FRENAUD, dans "Nul ne s'égare":
Rabattant toutes les clenches et les parois
la nuit se tenait chez elle.
22:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alexandrin, heptasyllabe, André FRENAUD, nuit
vendredi, 14 décembre 2007
SEMPE et l'INFINI
Noël approche, et SEMPE publie un nouvel album.
Sur l'un des dessins qu'il contient, on voit un mathématicien, minuscule devant l'immensité de tableaux sur lesquels il a tracé à la craie des calculs et des formules qu'on devine très complexes.
En un recoin de son immense bureau, aménagé en kitchenette, il se fait cuire un oeuf.
SEMPE recourt à une bonne vieille technique de la poésie extrême-orientale.
Il fait voisiner l'infini et le minuscule, l'éternel et l'éphémère, le grand et le mesquin, l'esprit et l'estomac.
D'un côté, la science et l'intelligence, et l'espoir qu'elles font naître quand on les mettra en application pratique.
De l'autre, la craie, la faim, et l'oeuf au plat.
22:25 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sempé, mathématiques, oeuf, extrême-orient
vendredi, 07 décembre 2007
OR en FILIGRANE
Fin du Rhin
Massif blanc
en barre
plaqué
Le silence est d'étalon
21:02 Publié dans Filigranes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : or, filigrane
jeudi, 06 décembre 2007
NEUF en FILIGRANE
Au gui l'an de trèfle
quoi de flambant?
Poser un regard comme un sou de coeur
22:18 Publié dans Filigranes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Neuf, poésie
vendredi, 30 novembre 2007
POESIE FUGITIVE
"La grande poésie peut être nécessairement actuelle, de circonstances... elle peut donc être fugitive."
Robert DESNOS, Réflexions sur la Poésie, 1944.
Le lecteur, le poète peuvent la laisser s'enfouir.
22:17 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DESNOS
mercredi, 28 novembre 2007
PROSPECTUS
En 1919, Robert DESNOS publiait Prospectus, un recueil de poèmes fait du recyclage de formules publicitaires, ou d'inscriptions entr'aperçues dans la rue: "cuisine bourgeoise", "il faut laisser des arrhes", "entrez sans frapper"...
Détournant l'une de ces formules, il conclut ainsi un poème:
A la porte d'un hôtel meublé
un écriteau était collé:
ICI ON PEUT APPORTER SON AMOUR.
22:32 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DESNOS, amour, prospectus
dimanche, 25 novembre 2007
Sans QUEUE ni TÊTE
Le prénom LOUIS serait dérivé de CLOVIS.
En effet, il proviendrait de la troncation par les premiers rois Louis du C initial: CLOVIS - C = LOVIS = LOUIS (CQFD). Cette opération linguistique traduisait leur déférence vis à vis de leur illustre prédécesseur.
Il est à noter que la papes dénommés PIE ont usé du même stratagème, par égard pour le saint fondateur de l'Eglise, PIERRE.
On remarque alors avec stupeur que les rois s'amputent volontiers par la tête, tandis que les papes se délestent plus facilement de leur queue.
16:17 Publié dans Langue française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Clovis, Pierre, roi, pape, Louis


