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Sur du vent

  • VENTS

    rose,tonnelle,vent,

     

    les vents

     

    pensés

    par multiples de quatre

     

    en pétales de rose

    avant éparpillement

     

     

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  • René CHAR et le CHAGRIN

    eau,cascade,rivière,

     

    Je voudrais que mon chagrin si vieux soit comme le gravier dans la rivière : tout au fond. Mes courants n'en auraient pas souci.

     

    René CHAR, Le nu perdu, Gallimard, 1978

     

     

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  • רע : le MAL-CAMARADE

    mal,camarade,coeur,

     

     

    L'étreinte de cette intimité si chaude et serrée agit comme un feu, le cœur fond ou alors se craquelle

    à la façon d'une lame devenue inoffensive, passé l'échange des sangs aux bras des camarades

    à la façon d'une roche qu'ébranlent les chocs d'un climat pris dans l'irrépressible mal d'une rupture

     

     

    ▶︎ Vent du jour : C'est de l'Hébreu, Travaux domestiques ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • René CHAR et l'AMOUR

    perruches,

     

    Les femmes sont amoureuses et les hommes sont solitaires. Ils se volent mutuellement la solitude et l'amour.

     

    René CHAR, Le nu perdu, Gallimard, 1978

     

     

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  • PÊCHES

    verger,

     

    j'aime

    comme Roland Barthes

    les pêches de vigne

     

    et pas le clavecin

     

    mais Bartok

    oui

    et la spontanéité

     

     

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  • Les HEURES selon Jean-Marie BARNAUD

    ange,jardin,fleurs,

     

    Au cadran des horloges

    Qu'on avise de côté

    Ricochant sur les heures

    Craintif et courant toujours

    L'aiguille pèse sur les nombres

    Filant sa ronde

     

    Mais il se peut que ces heures soient fictives

    Et que par en-dessous

    Souriant à la façon d'un ange sans pouvoir

    Le temps s'ouvre

    Comme une plaine sans fin

     

    Elle resplendirait

    S'il faut en croire les Livres

    de ruisseaux et de fleuves de lait

    Elle porterait des baumes pour les blessures

    Et des philtres

    Pour flatter le temps des horloges

     

    Et tout serait toujours plus vaste

    Que le monde

     

    Jean-Marie BARNAUD, Sous l'imperturbable clarté, Gallimard, 2019

     

     

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  • JARDIN

    jardin,if,allée,

     

    En ces villages vantés

    on se courbe cherchant le grandiose

    entre des pavés ronds

     
     

    Le pas s'attarde des badauds

    sous des glycines pesantes d'été

    quand les maisons sont immobiles

    désertées de leurs âmes

    absentes s'accomplissant sur d'autres rives

    et grandies de cette absence

    de la fin d'une servitude peut-être

     
     

    La rouille a son charme

    à ces meubles de jardin

    On la voit presque verte en cet ailleurs

     

     

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  • L'ARTISTE selon Léon-Paul FARGUE

    arbre,tronc,branches,

     

    Cet importun dans la nature qu'est l'artiste est ici quelqu'un qui connaît ses feintes, un esprit chasseur, un braconnier, un sourcier, quelqu'un qui se baisse, qui travaille à même, et qui la suit étroitement pour la déranger dans son sens, et pour lui faire dire ce qu'elle ne voulait pas dire, et qu'elle pensait.

     

    Léon-Paul FARGUE, Épaisseurs, Gallimard, 1964

     

     

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