Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sur du vent - Page 5

  • Paul VALÉRY A des PROBLÈMES

    visage,sculpture,robert tatin,

     

    Je te parlerai moins des écritures qui se tricotent sur ces feuilles sèches. Ce sont les mille et un problèmes de l'escargot mental, ou encore tous les germes de l'ennui, les moustiques de l'agitation, les atomes de velléité, de doute et de scrupule qui, presque chaque jour, tourmentent chaque minute.

     

    Paul VALÉRY, in 32 grammes de pensée, Nicole Marchand-Zañartu et Jean Lauxerois, Médiapop, 2020

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Paul VALÉRY : POUR NE PAS PERDRE CONNAISSANCE

    jeu,construction,

     

    Sa vie durant, Paul Valéry n'aura cessé de multiplier, dans ses carnets, les croquis, les schémas, les tracés, les calculs et les figures, plus ou moins géométriques ou hiéroglyphiques. Il cherchait à élaborer ainsi une nouvelle connaissance de la vie, qui sût dépasser une conception idéaliste de l'être humain, et aller au-delà des limites d'une connaissance qui tend toujours à réduire le vivant à un objet qu'elle démembre.

     

    Nicole Marchand-Zañartu et Jean Lauxerois, 32 grammes de pensée, Médiapop, 2020

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Pierre TORREILLES dans le SILENCE

    Pierre TORREILLES,silence,morts,

     

    ...

    Aveugle est le silence

    quand la terre soudain

    n'est plus fertile de ses morts.

     

    Pierre TORREILLES, Denudare, Poésie-Gallimard, 1973

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 2 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Gérard TITUS-CARMEL de NUIT

    cave,nuit,confusion,

     

    à ce jeu nous deviendrons

    ténèbres et fougères

          au bord du talus

     

    nous entretiendrons la confusion

    mêlerons nos branches

     

    et ce désordre nouveau

    nous enchevêtrera plus encore

     

    alors de belle qu'elle fut

          la nuit se fera cave

     

    au plus profond

    de nous

     

    Gérard TITUS-CARMEL, Travaux de fouille et d'oubli, Champ Vallon, 1999

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Gérard TITUS-CARMEL avec COMPAGNE

    visage,compagne,

     

    glissée comme écharde

          sous la peau cette mort

    que je transporte avec moi

     

    ma compagne d'exil et d'attente

    partageant mon ombre

    tout le gain de mon jour

     

    et corps pour corps

     

    c'est au défaut de ma chair

    que je loge

          cette demeurante

     

    Gérard TITUS-CARMEL, Travaux de fouille et d'oubli, Champ Vallon, 1999

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Véra FEYDER au MATIN

    affiche,école,loup,

     

    ...

    Matin gluant comme une affiche fraîche

    du sang qui va l'éclabousser

    et coller tout au long

    à la peau moîte du jour

     

    qu'il va falloir

    malgré cela

    vivre

    jusqu'au bout

    et achever

     

    comme si de rien n'était...

     

    Véra FEYDER, Contre toute absence, Le Taillis Pré, 2006

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Gérard TITUS-CARMEL dans L'ABSENCE

    portrait,absence,jardin,

     

    j'ai choisi l'absence

    comme tu choisis un fruit

     

    à l'épaule du monde

    j'ai préféré mon coude

    la saignée de mon bras

     

    et prenant mes quartiers

    à cet angle du corps

     

    je me suis ployé là où rien

    ne fait mouvement

     

    ni repli

    ni fiction

     

    Gérard TITUS-CARMEL, Travaux de fouille et d'oubli, Champ Vallon, 1999

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 1 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Gérard TITUS-CARMEL à la MARGELLE

    puits,margelle,fougères,

     

    ... je me souviens je jetais des cailloux ce qu'il ne fallait pas faire mais j'aimais le temps de la chute qui était toujours plus long ou plus court que je pensais je me laissais chaque fois surprendre quand ça claquait et ça claquait fort le bruit de la gifle remontait le long de l'obscur tuyau où s'accrochaient par touffes des fougères et venait fleurir la margelle d'une large corolle fraîche une fraîcheur de tombe disait-on

     

    Gérard TITUS-CARMEL, Travaux de fouille et d'oubli, Champ Vallon, 1999

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent