Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vie

  • VIE

    cuir,couture,aller,rail,

     

    ferré

    sur les rails

     

    qu'une vie

    sans retour

     

    éternel aller

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Lois de la matière, Travaux domestiques ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Blaise CENDRARS SOMNAMBULE

    bic,stylo,logo,

     

    ...

    Et moi, comme un somnambule, je descendais du cinquième étage le long de la gouttière ;

    moi, ce jour-là, je m'enfuyais de la maison de mon père.

     

    Je voulais m'engouffrer dans la vie de la poésie

    et pour cela il me fallait traverser la poésie de la vie.

    ...

     

    Blaise CENDRARS, La légende de Novgorode, Fata Morgana, 1997

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 2 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • La JEUNESSE selon Olivier BARBARANT

    ombres,fleurs,papier peint,

     

    ...

    On traversait sans y penser les clairs juillets de l'existence

    A quoi bon d'ailleurs revenir à de telles banalités

    Tout été se prend pour l'Eden et la jeunesse pour la vie

    Peut-être faut-il s'en réjouir et laisser aller l'inconscience

    On reconnaît la transparence à ce qu'elle fut inaperçue

    ...

     

     

    Olivier BARBARANT, Elégies étranglées, Champ Vallon, 2013

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Fernando PESSOA et l'INUTILE

    route,

     

    Pourquoi l'art est-il beau ? Parce qu'il est inutile. Pourquoi la vie est-elle si laide ? Parce qu'elle est un tissu de buts, de desseins et d'intentions. Tous ses chemins sont tracés pour aller d'un point à un autre. Je donnerais beaucoup pour un chemin conduisant d'un lieu d'où personne ne vient, vers un lieu où personne ne va. Que j'aimerais consacrer ma vie à la construction d'une route commençant en plein milieu d'un champ, et allant se perdre au beau milieu d'un autre ; une route qui, prolongée, aurait son utilité, mais qui resterait à jamais, sublime, une moitié de route.

     

    Fernando PESSOA, Le livre de l'intranquillité, Trad. Fr.Laye, Bourgois, 1999

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • TOUTE NOTRE VIE

    arc-en-ciel,

     

    Ps 136

     

    C'est toute notre vie qui se dévoile, dit-on, à l'instant où elle bascule dans un après, ou dans le grand éblouissement final

     

    Si peu notre vie

    et si dérisoire sa fin

    au bord de l'éternité

     

    des murs d'obéissance au ciel aride de l'âge d'homme

    par le défilé des flots et des sables

    nous passons

     

    par le chas d'une aiguille, l'immensité nous accompagnerait encore

     

    mais restons des enfants

    sous la main qui nous nourrit

    réduit nos ennemis à têtes de poupées

    prend une terre et nous donne une mère

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Tirés des sables, Travaux domestiques ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Ludovic JANVIER et les REGRETS

    rivière,tracé,

     

    ...

    tous mes regrets je les donne aux rivières

    en souvenir de ma vie non vécue

     

    Ludovic JANVIER, Des rivières plein la voix, L'arbalète Gallimard, 2004.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • L'ACTION selon Fernando PESSOA

    plante,serre,

     

    Je cultive la haine de l'action comme une plante de serre.

    Je me flatte moi-même de ma clairvoyance à l'égard de la vie.

     

    Fernando PESSOA, Le Livre de l'intranquillité, Trad. Françoise Laye, Christian Bourgois, 1999.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Ezra POUND POÈTE

    table,bouteille,repas,

     

    ...

    Ce n'est pas, Raana, que mon chant vibre avec plus d'intensité

    Ou plus de douceur que celui d'un autre, mais je suis

    Ici Poète, je bois réellement la vie

    Comme les petites gens boivent le vin.

     

    Ezra POUND, Poèmes, NRF-Gallimard, trad. Michèle PINSON, 1985.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent