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vie

  • Ezra POUND POÈTE

    table,bouteille,repas,

     

    ...

    Ce n'est pas, Raana, que mon chant vibre avec plus d'intensité

    Ou plus de douceur que celui d'un autre, mais je suis

    Ici Poète, je bois réellement la vie

    Comme les petites gens boivent le vin.

     

    Ezra POUND, Poèmes, NRF-Gallimard, trad. Michèle PINSON, 1985.

     

     

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  • Jacques JOUET : l'ÉTAT de FILS

    fils,singes,

     

    Ironiquement, l'état de fils

    change, au fond, peu au cours d'une vie

    et ce n'est pas qu'un fait d'Occident.

    Le plancher des vaches de la vie

    te demande tes papiers de fils

     

    plus souvent que tu n'en as envie.

    C'est ainsi, l'Orient et l'Occident

    tirent avec précision les fils

    qui nous rattachent à l'Occident

    ici, là au levant de la vie.

     

    Le mourant se couche à l'Occident

    veillé par tel ou tel de ses fils

    émergeant. "Laisse-moi, va ta vie

    abrège un peu tes devoirs de fils

    et n'appartiens pas qu'à l'Occident".

     

    avec trois mots pris dans les titres de Pierre Michon

     

    Jacques JOUET, Poèmes avec partenaires, POL, 2002.

     

     

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  • INTERSTICES

     

    silence

    regards

    importance des interstices

     

    la vie n'est pas un jeu

    de rôles

     

     

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  • Henri MICHAUX : sa VIE...

    fenêtres,givre,tamaris,

     

    Ma vie

     

    Tu t'en vas sans moi, ma vie.

    Tu roules,

    Et moi j'attends encore de faire un pas.

    Tu portes ailleurs la bataille.

    Tu me désertes ainsi.

    Je ne t'ai jamais suivie.

     

    Je ne vois pas clair dans tes offres.

    Le petit peu que je veux, jamais tu ne l'apportes.

    A cause de ce manque, j'aspire à tant.

    A tant de choses, à presque l'infini...

    A cause de ce peu qui manque, que jamais tu n'apportes.

     

    Henri MICHAUX, La nuit remue, Gallimard,1935

     

     

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  • Nombres 21, 22 (commentaire 6)

    vin,récoltes,cave,grenier,

     

     

    Entre vin sous vos pieds et récoltes au-dessus de vos plafonds, ne vous laissez pas griser

    De la cave au grenier ne voyez pas votre corps, et pas votre vie dans le pain et le vin

    qui ne sont que grains, vapeurs, poussières

     

     

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  • Hubert HADDAD et la RIVIÈRE

    rivière,

     

    rumeurs de tête, une rivière me traverse

    c'est la vie qui m'échappe

    l'épanchement rêvé du temps

     

    les yeux clos, j'entends la voix des pêcheurs

    le son des cloches, tout en pampre musical

    quelle fraîcheur à travers moi

     

    Hubert HADDAD, Oxyde de réduction, Dumerchez, 2007.

     

     

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  • Nâzim HIKMET : SANS BORNES

     

     

    Fini, dira un jour notre mère Nature,

    fini de rire et de pleurer, mon enfant

    et recommencera à nouveau la vie sans bornes

    qui ne voit pas, qui ne parle pas, qui ne pense pas.

     

    Nâzim HIKMET, Il neige dans la nuit et autres poèmes, Poésie-Gallimard 1999.

     

     

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  • Des TRACES d'HENRI MESCHONNIC

     

     

    mais nous

    ne faisons que suivre

    des traces

    nous-mêmes ne sommes

    que des traces

    de la vie

    c'est pourquoi il nous faut tant

    nous tenir pour ne pas nous perdre

    tant entendre ce qu'on dit

    sans savoir

    tant voir ce qu'on

    cotoie sans le voir et moins

    on reconnaît l'invisible

    plus on devient invisible

     

    Henri MESCHONNIC, Je n'ai pas tout entendu, Dumerchez, 2000.

     

     

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