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rené char

  • TOTOR, T'AS TORT !

     

     

    Puisque c'est la Saint Hugues, et qui plus est le 1er avril, faisons un peu sa fête à HUGO :

     

    Hugo est un intense et grouillant moment de la culture en éventail du XIXème siècle, non une marche effective de la connaissance poétique de ce siècle. Obèse auguste, c'est le grand réussi des insensés, ou inversement. Sur sa silhouette géante, on baye, on admire, on pouffe, on se fâche, on tempête, on se déclare pour la pantomime. Tant de fatuité roublarde frappe de consternation.

     

    René CHAR.

     

    Si l'on prend deux ou trois pages de ce grand poète et si on les étudie avec attention, que de déchets! quelle charpie ! quel remplissage ! Ce vers par exemple composé de quatre adjectifs identiques :
    L'innocente blancheur des neiges vénérables
    Quelle diminution de la qualité et de la densité !

     

    Paul CLAUDEL, Réflexions sur la poésie, Gallimard, 1963.

     

     

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  • Le DÉSIR selon CHAR

     

    Un court poème de René CHAR, pour cette époque de grandes villégiatures, qui peut s'appliquer, mais pas uniquement, aux juilletistes traîneurs de valises à roulettes :


    Désir, voyageur à l'unique bagage et aux multiples trains.


    La nuit talismanique, Albert Skira, 1972.

     

     

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  • TRANCHANT

     

    Luire et s'élancer - prompt
    couteau, lente étoile.

    René CHAR, La nuit talismanique, Albert Skira, 1972.

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  • SOLSTICE d'ÉTÉ

     

    Alors que nous nous persuadons de ce côté du globe que l'été bat son plein, derrière l'Oural on ne voit déjà que déclin du jour.

    Mais parfois, par nos longitudes, un René CHAR comprend le monde d'une manière orientale :


    La nuit ne succède qu'à elle. Le beffroi solaire n'est qu'une tolérance intéressée de la nuit.


    La nuit talismanique, Albert Skira, 1972.


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