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rené char

  • René CHAR et le CHAGRIN

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    Je voudrais que mon chagrin si vieux soit comme le gravier dans la rivière : tout au fond. Mes courants n'en auraient pas souci.

     

    René CHAR, Le nu perdu, Gallimard, 1978

     

     

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  • René CHAR et l'AMOUR

    perruches,

     

    Les femmes sont amoureuses et les hommes sont solitaires. Ils se volent mutuellement la solitude et l'amour.

     

    René CHAR, Le nu perdu, Gallimard, 1978

     

     

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  • René CHAR et les DIEUX

    saints,prophètes,cathédrale,

     

    Mets-toi à la place des dieux et regarde-toi. Une seule fois en naissant échangé, corps sarclé où l'usure échoue, tu es plus invisible qu'eux. Et tu te répètes moins.

     

    La terre a des mains, la lune n'en a pas. La terre est meurtrière, la lune désolée.

     

    René CHAR, Le nu perdu, Gallimard, 1978

     

     

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  • Le BRUIT selon René CHAR

    arbre,neige,

     

    La brûlure du bruit. Louée soit la neige qui parvient à en éteindre la cuisson.

     

    René CHAR, Le nu perdu, Gallimard, 1978

     

     

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  • Le PASSÉ selon René CHAR

    monstre,sculpture,paysage,

     

    ...

    Quand nous cessons de nous gravir, notre passé est cette chose immonde ou cristalline qui n'a jamais eu lieu.

    ...

     

    René CHAR, Le nu perdu, Gallimard, 1978

     

     

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  • TOTOR, T'AS TORT !

     

     

    Puisque c'est la Saint Hugues, et qui plus est le 1er avril, faisons un peu sa fête à HUGO :

     

    Hugo est un intense et grouillant moment de la culture en éventail du XIXème siècle, non une marche effective de la connaissance poétique de ce siècle. Obèse auguste, c'est le grand réussi des insensés, ou inversement. Sur sa silhouette géante, on baye, on admire, on pouffe, on se fâche, on tempête, on se déclare pour la pantomime. Tant de fatuité roublarde frappe de consternation.

     

    René CHAR.

     

    Si l'on prend deux ou trois pages de ce grand poète et si on les étudie avec attention, que de déchets! quelle charpie ! quel remplissage ! Ce vers par exemple composé de quatre adjectifs identiques :
    L'innocente blancheur des neiges vénérables
    Quelle diminution de la qualité et de la densité !

     

    Paul CLAUDEL, Réflexions sur la poésie, Gallimard, 1963.

     

     

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  • Le DÉSIR selon CHAR

     

    Un court poème de René CHAR, pour cette époque de grandes villégiatures, qui peut s'appliquer, mais pas uniquement, aux juilletistes traîneurs de valises à roulettes :


    Désir, voyageur à l'unique bagage et aux multiples trains.


    La nuit talismanique, Albert Skira, 1972.

     

     

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  • TRANCHANT

     

    Luire et s'élancer - prompt
    couteau, lente étoile.

    René CHAR, La nuit talismanique, Albert Skira, 1972.

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