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Politesse de la poésie :
celui qui attend un invité
dans sa maison
doit frapper
à sa propre porte
pour inviter
celui qui entre
à entrer
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Serge PEY, Ahuc poèmes stratégiques 1985-2012, Flammarion, 2012.
Sur du vent - Page 227
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Serge PEY en sa MAISON
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Pentti HOLAPPA... et HOP !
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Tout est possible, peu importe.
L'indifférence est la haute pensée
qui règle le cours de événements.
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Pentti HOLAPPA, Les mots longs, Poésie-Gallimard, 1997, Trad. Gabriel Rebourcet.
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Joann SFAR STYLO-BILLE en TETE
Joann SFAR causant désormais dans le poste, France Inter publie en échange une galerie d'où est extraite cette photo, que l'auteur a renoncé à intituler le bain du rachat...

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Jean-Christophe RUFIN : l'USAGE des AUTRES
Et l'on se dit que les ermites étaient peut-être saisis du même trouble qui nous a fait tout à l'heure quitter la bousculade. L'esprit du Chemin est bien là, dans ce désir de parcourir le monde pour le fuir et de retrouver les autres là où il n'y a personne. "Les hommes, écrivait Alphonse Allais, aiment se rassembler dans les déserts...".
Jean-Christophe RUFIN, Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi, Guérin, 2013.
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Kiki DIMOULA : ELLE S'EN VA la BELLE SAISON
Mimétique
Personne ne s'en rendait compte, et tu t'en allais.
Tu t'es incarné dans le départ
autre, entraînant,
de l'été.
Tu faisais comme faisait le temps :
rapetissant comme rapetisse le jour,
te décolorant comme les arbres
se décolorent. Tu suivais,
sans être vue, des caravanes de paysages,
qui lentement roulaient vers une autre face.
Et nous disions elle s'en va la belle saison.
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Kiki DIMOULA, Le peu du monde, 1971,
Poésie-Gallimard, 2010, Trad. Michel Volkovitch. -
Une IDÉE de TOMATE
Un rouge plus simple que d'un coquelicot
sans la voile fragile d'une jonque
a franchi les parallèles
Appétit du midi
cherché trop loin de sa porte
trop avant l'envol des ombres
On chevauche obsédé le rêve d'un soleil
D'un couteau
grossièrement caressé
on n'en tire que de l'eau
Tomates vues d'en-haut, mais récoltées en août très loin des Pays-Bas. -
Laurent ALBARRACIN et les GRENOUILLES
Les grenouilles qui coassent
sont les cœurs éphémères de l'eau
elles appellent comme une pompe
amorçant sa disparition
un soufflet attisant son envolée
La bulle est aussi une fleur
en ses pétales nuls
Laurent ALBARRACIN, Le secret secret, Flammarion 2012.
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Kiki DIMOULA : la MÉMOIRE qui TRICHE
Autoconservation
Ce devait être le printemps
car le souvenir qui arrive
saute par-dessus des coquelicots.
Sauf si la nostalgie
dans sa hâte,
a mal vu le souvenu.
Tout se ressemble tant
au moment de la perte.
Mais la mémoire est peut-être exacte
et ce fond étranger,
et les coquelicots issus
d'une autre histoire,
mienne ou étrangère.
La mémoire fait des coups pareils.
Par amour du beau ou par vanité.
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Kiki DIMOULA, Le peu du monde, 1971,
Poésie-Gallimard, 2010, Trad. Michel Volkovitch.