- Le zoo de Vincennes. Voulez-vous que nous allions au zoo ?
- Au zoo ? (...) Et qu'est-ce que nous y ferons ?
- Nous regarderons les bêtes et elles nous regarderont.
Simone DE BEAUVOIR, Les mandarins, Gallimard, 1954.
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- Le zoo de Vincennes. Voulez-vous que nous allions au zoo ?
- Au zoo ? (...) Et qu'est-ce que nous y ferons ?
- Nous regarderons les bêtes et elles nous regarderont.
Simone DE BEAUVOIR, Les mandarins, Gallimard, 1954.
...
Politesse de la poésie :
celui qui attend un invité
dans sa maison
doit frapper
à sa propre porte
pour inviter
celui qui entre
à entrer
...
Serge PEY, Ahuc poèmes stratégiques 1985-2012, Flammarion, 2012.
...
Tout est possible, peu importe.
L'indifférence est la haute pensée
qui règle le cours de événements.
...
Pentti HOLAPPA, Les mots longs, Poésie-Gallimard, 1997, Trad. Gabriel Rebourcet.
Joann SFAR causant désormais dans le poste, France Inter publie en échange une galerie d'où est extraite cette photo, que l'auteur a renoncé à intituler le bain du rachat...

Et l'on se dit que les ermites étaient peut-être saisis du même trouble qui nous a fait tout à l'heure quitter la bousculade. L'esprit du Chemin est bien là, dans ce désir de parcourir le monde pour le fuir et de retrouver les autres là où il n'y a personne. "Les hommes, écrivait Alphonse Allais, aiment se rassembler dans les déserts...".
Jean-Christophe RUFIN, Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi, Guérin, 2013.
Mimétique
Personne ne s'en rendait compte, et tu t'en allais.
Tu t'es incarné dans le départ
autre, entraînant,
de l'été.
Tu faisais comme faisait le temps :
rapetissant comme rapetisse le jour,
te décolorant comme les arbres
se décolorent. Tu suivais,
sans être vue, des caravanes de paysages,
qui lentement roulaient vers une autre face.
Et nous disions elle s'en va la belle saison.
...
Kiki DIMOULA, Le peu du monde, 1971,
Poésie-Gallimard, 2010, Trad. Michel Volkovitch.
Un rouge plus simple que d'un coquelicot
sans la voile fragile d'une jonque
a franchi les parallèles
Appétit du midi
cherché trop loin de sa porte
trop avant l'envol des ombres
On chevauche obsédé le rêve d'un soleil
D'un couteau
grossièrement caressé
on n'en tire que de l'eau
Tomates vues d'en-haut, mais récoltées en août très loin des Pays-Bas.
Les grenouilles qui coassent
sont les cœurs éphémères de l'eau
elles appellent comme une pompe
amorçant sa disparition
un soufflet attisant son envolée
La bulle est aussi une fleur
en ses pétales nuls
Laurent ALBARRACIN, Le secret secret, Flammarion 2012.