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Sur du vent - Page 240

  • Le BLUES de la GARE

    Blues de la gare

     

    Soucieux de tenir les promesses du voyage

    aux entrepots le long de la voie de garage

    les carreaux se sont brisés

    en étoiles

     

    Henri CHEVIGNARD, in les Cahiers de la rue Ventura n° 16.

     

    Merci à Claude CAILLEAU et son équipe pour leur excellent accueil dans leur revue !

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  • Jean-Christophe BELLEVEAUX : CORPS et AME

    si je dois une âme avoir,

    elle coule au sucre de l'été,

    murmure sur les pentes du monde,

    est un peu de chaque brindille

     

    mon corps, sois là

    dans l'odeur des poires vieillies,

    la lumière qui transige avec l'humain

     

    mon âme, emplis le mot qui te dit

    et conspire à toutes les réconciliations !

     

    Jean-Christophe BELLEVEAUX, Caillou, Gros textes, 2003.

     

    Poires ou autres fruits, le sucre est un peu rare cette année. Il faudra compenser par de l'esprit de corps et de la grandeur d'âme.

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  • CARTE POSTALE

    monflanquin,carte postale,

    - Ecris, toi, puisque tu es une sorte de poète !

     

    Mon p'tit loup, 7 ans et demi, le 26 août 2012.

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  • Nicolas BOUVIER : l'USAGE du NEZ

    Petit hôtel en bois à balcons de bois ouvragé polychromes, cour ravissante, réception sentant la merde, on est enfin en voyage.
     

    Nicolas BOUVIER, Il faudra repartir, Payot, 2012.

     

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    Ce type de désagrément nous aidera à mieux supporter le retour du train-train.


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  • CONGÉS d'ÉTÉ

    Été

     

    Saison brûlée

    saison du participe passé

    qui nourrit sa mélancolie de son nom

    Temps du sable en repos

    du calendrier retourné

    au mur jauni de la cuisine

    avec déjà Noël pour horizon

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  • Aux VITRES du TRAIN

    Un crachin aux vitres du train

    vêt d'un buvard le paysage

    le capte hasardeux polaroid

    d'où les couleurs échappent

    avant un assoupissement

    d'entre les tournesols

    voûtés sur un hiver intérieur

     

    Aux sursauts de cinéma burlesque

    l'on retrouve bonne saison

    le temps qu'à nouveau se fige

    en instants insouhaités

    et de limites floues

    l'étrangère campagne traversée


     

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  • Claude HAGÈGE et la PLUIE

    Il pleut, certes... Les journaux ne parlent que de ça.

    Mais qui est-il ?

    Personne, selon Claude HAGÈGE et son Dictionnaire amoureux des langues qui, par ces traductions littérales, montre que la pluie sait très bien tomber toute seule :

    • russe : "pluie va"
    • hongrois : "tombe la tombante"
    • hébreu : "est tombée pluie"
    • turc : "pluie est en train de pleuvoir"
    • albanais : "tombe pluie"
    • chinois : "tombe pluie"
    • japonais : "pluie tombe" 

    Moralité : si les campeurs souffrent, c'est la faute à personne !

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  • Christian BOBIN et le FACTEUR MERLE

    Vous les animaux, vous avez une singulière façon de voir - par vos nerfs, vos muscles, vos dos, autant que par vos yeux. Tu venais d'atterrir de l'autre côté de la vitre, sur l'herbe verte du pré. Noir sur vert, et cette pâte orangée de ton bec, lumineuse comme une lampe Émile Gallé. Tiens, me suis-je dit en te voyant : du courrier. Un mot du ciel qui n'oublie pas ses égarés. Tu es resté dix secondes devant la fenêtre. C'était plus qu'il n'en fallait. Dieu faisait sa page d'écriture, une goutte d'encre noire tombait sur le pré.

     

    Christian BOBIN, L'impossible n° 5


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