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été

  • CRÉPUSCULE

    crépuscule,pourpre,été,

     

    lanières pourpres

    sur le crépuscule

     

    cinglements

    des martinets

     

    le sang

    sous l'été

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Lois de la matière, Travaux domestiques ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Jean-Pierre LEMAIRE : DÉJÀ l'ÉTÉ

    rouge,puzzle,

     

    L'énigme de l'été toujours insoluble :

    le puzzle au complet ou presque, les montagnes

    exactement emboîtées dans le ciel

    comme le coin des toits, les prés sous les sapins

    - et nous en dehors. Nous attendons les pluies

    l'automne qui bientôt mélangera les pièces

    pour recommencer, cherchant notre place

    dans le vague dessin de l'année future

    d'où notre ombre s'absente avec le soleil.

     

    Jean-Pierre LEMAIRE, Le pays derrière les larmes, Poésie-Gallimard, 2016.

     

     

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  • ÉTÉ

     

    surplus de lumière

    sous le dard de l'été

     

    ivre mort

     

    jusqu'à aveugle-né

     

     

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  • L'ÊTRE PASSÉ de MARTINE BRODA

    vignes,été,

     

    l’être passé dans le mot été

    vide d’être

     

    ce vide est d’être là

    en ville ouvrant son coeur

    la vacance des squares

     

    en ville dépliant une fois

    la dernière soie blessée

    sous les couteaux vibrants de la lumière

    l’encore intensité juste avant qu’elle casse

    la corde tendue d’un désir funambule

     

    vérité de l’été à peine plus sévère

    quand le temps s’adoucit

    dans la mousse des larmes

    le jour tiède oubliant

    l’amour qui fut ici

    comme un soleil splendide

    et seul

     

    l’être passé dans le mot menait l’été

    vers l’hiver

     

     

    Martine BRODA, Action Poétique n° 69, avril 1977.

     

     

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  • Le THÉORÈME de Bernard CHAMBAZ

    ciel,

    Énoncer un nouveau théorème : Un ciel sans nuage c'est déjà un ciel avec le mot nuage.

     

    Bernard CHAMBAZ, Été, Flammarion, 2005.

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  • Kiki DIMOULA : ELLE S'EN VA la BELLE SAISON

    sauterelle,été,

    Mimétique

     

    Personne ne s'en rendait compte, et tu t'en allais.

    Tu t'es incarné dans le départ

    autre, entraînant,

    de l'été.

    Tu faisais comme faisait le temps :

    rapetissant comme rapetisse le jour,

    te décolorant comme les arbres

    se décolorent. Tu suivais,

    sans être vue, des caravanes de paysages,

    qui lentement roulaient vers une autre face.

    Et nous disions elle s'en va la belle saison.

    ...

     

    Kiki DIMOULA, Le peu du monde, 1971,
    Poésie-Gallimard, 2010, Trad. Michel Volkovitch.

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  • Daniel BOULANGER au FOIN et à la GRANGE

    retouche à la grange
     

    au seuil du prince été faraud

    reste une odeur de toile et gros sabots

    ici l'ombre a le goût de la galette à fève
     

    et ces belles allongées dans le foin des rêves

    Daniel BOULANGER, Vestiaire des anges, Grasset, 2012.



    grange,

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  • CONGÉS d'ÉTÉ

    Été

     

    Saison brûlée

    saison du participe passé

    qui nourrit sa mélancolie de son nom

    Temps du sable en repos

    du calendrier retourné

    au mur jauni de la cuisine

    avec déjà Noël pour horizon

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