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  • Daniel BOULANGER A MANGÉ son PAIN BLANC

    retouche au détachement

     

    vieille et soudain perverse

    l'âme au marteau d'ivoire disperse

    livres tableaux dessins et fleurs de paravents

     

    les murs sont blancs

     

    Daniel BOULANGER, Vestiaire des anges, Grasset, 2012.

     

    toile de jouy,papier peint,

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  • ALICE au PAYS des MERDOUILLES

    Quand j’emploie un mot, dit Humpty Dumpty d’un ton méprisant, il signifie exactement ce qui me plaît de lui faire signifier. Rien de moins, rien de plus.
    – La question, répondit Alice, est de savoir s’il vous est possible de faire signifier à un mot des choses différentes.
    – La question, répliqua Humpty Dumpty, c’est de savoir qui va être le maître. Et c’est tout.

    Lewis CAROLL, Au travers du miroir.

     

    Ainsi débute la chronique de Brice COUTURIER de ce matin, la suite est à lire ou entendre ici

    Couturier.jpg

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  • Daniel BOULANGER COMME du BON PAIN

    retouche au bonheur

     

    devant le jardin en prière

    l'arbre épouse son ombre

    le soleil pontifie

     

    sur le bord d'un verre où dort un fond d'eau

    une fourmi tourne et croit à l'éternité

     

    Daniel BOULANGER *, Vestiaire des anges, Grasset, 2012

    arbre,cabane,

    * les plus assidus auront remarqué qu'il est mon préféré à moi que je préfère.

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  • Philippe SOUPAULT et les VENTS

    vent,drapeau,

    ...

    Je songe à vous absents ivres ou dormeurs

    vents de terre et de mer

    vous qui apprenez qu'il faut vivre

    avec des ailes

    ou dormir sans scrupules

    ...

     

    Philippe SOUPAULT, Georgia, 1926.

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  • C'EST dans les VIEUX SOUPAULT...

    Say it with music

     

    Les bracelets d'or et les drapeaux

    les locomotives les bateaux

    et le vent salubre et les nuages

    je les abandonne simplement

    mon coeur est trop petit

    ou trop grand

    et ma vie est courte

    je ne sais quand viendra ma mort exactement

    mais je vieillis

    je descends les marches quotidiennes

    en laissant une prière s'échapper de mes lèvres

    À chaque étage est-ce un ami qui m'attend

    est-ce un voleur

    est-ce moi

    je ne sais plus voir dans le ciel

    qu'une seule étoile ou qu'un seul nuage

    selon ma tristesse ou ma joie

    je ne sais plus baisser la tête

    est-elle trop lourde

    Dans mes mains je ne sais pas non plus

    si je tiens des bulles de savon ou des boulets de canon

    je marche

    je vieillis

    mais mon sang rouge mon cher sang rouge

    parcourt mes veines

    en chassant devant lui les souvenirs du présent

    mais ma soif est trop grande

    je m'arrête encore et j'attends

    la lumière

    Paradis paradis paradis

     

    Philippe SOUPAULT, Georgia, 1926.

    entretien régulier,moteur,tracteur,deutz,

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  • La NEIGE par MONTS et par BELLEVEAUX

    neige,

    est-ce que la neige adoucit le paysage ?

    est-ce important ?

    des flocons comme on enfilerait des perles

    de siècles

    du temps qui file, dégringole...

    mauvais temps ? au contraire, ça ralentit,

    la vie se pose, le monde murmure sa

    respiration longuement, c'est l'éternité.

    absence. paix. un chien s'étonne sous les

    sapins, moi je scrute le néant blanc, j'y

    cherche une trace du verbe, quelque chose.
     

    Jean-Christophe BELLEVEAUX, Caillou, Gros textes, 2003.

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  • FRAUDE FISCALE : le NOUVEL OUPS!

    À Bâle un référendum populaire institue une "taxe sur les riches" : à partir d'un certain niveau de revenu, la Suisse cesse d'être un paradis fiscal.

    Le Nouvel Observateur, 24 septembre 1973

    Cahuzac.jpg
    Le 4 avril 2013, à force d'observer,
    on y voyait plus clair.

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  • Paul-Louis ROSSI dans le MÉTRO

    TOI LA NATURE


    Toi la Nature
    avec ton visage d’éternité
    avec ta maniëre d’en conter
    des aventures des histoires
    toujours les mèmes
    Avec ton arbre généalogique
    qui n’en finit plus
    de nous étouffer
    avec ton existence
    qui traîne partout
    Toi la Nature je te fais reculer
    avec le premier morceau
    de ferraille venu
    plongé dans ton sein
    plein de rouille et de goudron
    Moi l’Homme je lance contre toi
    mon tramway jaune et rouge
    et mon autobus bleu
    Moi simple receveur
    de la Compagnie des Transports en Commun

    Paul-Louis ROSSI, Action Poétique n° 17, juin 1962.

     

    panneau,cochons,

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