Entendu Guy ROUX, à propos de la Fédération Française de Football:
"Le conseil fédéral lit L'Equipe, et applique.
Et DOMENECH fait le contraire".
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Entendu Guy ROUX, à propos de la Fédération Française de Football:
"Le conseil fédéral lit L'Equipe, et applique.
Et DOMENECH fait le contraire".
Michaël Edwards dans Temporel n°6 (http://temporel.fr/Croire-Dieu-au-sein-de-la-vie):
« le défi véritable de la poésie, pour moi, est de s’aventurer résolument dans le connu, l’habituel, afin d’y trouver, plutôt que dans des mondes imaginés, le jamais vu et le jamais dit. »
cruciverbiste n,m : bretteur ayant renoncé à l’épée, et préférant croiser les mots que le fer.
Il arrive aussi que, moins héroïquement, on croise les mots comme on reste les bras croisés.
Le mot « inquiet » opère à l'inverse de la plupart des adjectifs: habituellement, la forme préfixée d'un adjectif lui donne son sens le plus négatif.
Par exemple, l'homme malhonnête est à éviter, une décision injuste fait scandale, et l'infortuné convive fait pitié.
Mais l'homme inquiet témoigne d'une clairvoyance supérieure, tandis que le quiet souffre des limites de son entendement.
GIDE le notait en 1932 dans son Journal:
« Il y a toujours eu, en regard des satisfaits qui s'installent dans l'époque présente où ils prospèrent et s'engraissent, des esprits inquiets que tourmente une secrète exigence, que ne satisfait point le bien-être égoïste et qui préfèrent la marche au repos. »
Marchons! Qu'un sans inquiet abreuve nos vaisseaux!
On a déjà évoqué ici la vieille croyance dans le rôle essentiel d'une inspiration quasi-magique dans l'activité poétique.
L'hélléniste Jean-Pierre VERNANT la date d'HOMERE, qui aurait pour la postérité triomphé des vues d'EPICHARME, qui préférait croire dans les vertus de l'étude, l'exercice donnant plus qu'un bon naturel.
« J'écris le poème de jour mais il se fait de nuit. C'est hors du travail de la conscience que se font les véritables rencontres, découvertes et incendies de mot. »
Dans « L'Ecriture et la Circonstance », Henry BAUCHAU nous rappelle que l'artiste oeuvre comme s'alimente le pélican: ce qui n'est pas immédiatement utile sera essentiel plus tard.
Et l'oeuvre est un vieux brouillon, qui prend forme dans un incendie de poubelle.
Tirés d'un poème de Michael EDWARDS, ces vers qui donnent le tournis:
« La barque est le livre
Le livre est l'eau.
L'eau est celui qui lit »
Qui est qui? Qui fait quoi?
Nul ne sait.
L'écriture est un tourbillon.
arobase: espèce commune de coquillage par lequel on peut entendre, non le bruit de la houle, mais la rumeur de la foule.