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04 décembre 2012

Paol KEINEG BOUGE

Un poème par jour
que j'abandonne pour le suivant

parce que l'oubli
oblige à bouger.

Paol KEINEG, Abalamour, Les Hauts Fonds, 2012.

21:30 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : keineg, oubli, bouger

17 octobre 2008

L'ÉCRIT, PÈRE de L'OUBLI

 

 

Par sa fixité, l'écrit nous rassure, tandis que la parole, volatile, n'est pas digne de confiance.

Pourtant, dans le Phèdre, PLATON avait les préventions inverses, propres à son époque, comme l'expose Jean-Pierre VERNANT:

« Platon, déplorant l'invention de l'écriture, indique qu'en substituant à l'effort propre de la remémoration la confiance en des empreintes extérieures à l'esprit, elle permettra à l'oubli de s'introduire dans l'âme par absence d'exercice de la mémoire ».

 

 

 

 

28 juillet 2008

FIXATIFS



(d'Hamid TIBOUCHI)

les mots sur la page
pigments indélébiles
tentent de fixer
l'instant

le piment rougi
de l'instant qui perdure
trace de vie pour mémoire
sur papier pelure

les mots qui glissent
sur la langue tombent
et se noient dans le verre d'eau
de l'oubli