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instant

  • OUBLIS

    rouille,vitre,

     

    greniers

    de ce siècle

    sans conscience des hivers

     

    appétit pour l’instant

     

    chapelet d’oublis

     

     

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  • INSTANT

    courbe,

     

    entre-rives

    étincelant

     

    enjambement

    du flot

     

    pont de l'instant

    suspendu

     

     

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  • INSTANT

     

    l'instant

    seul maître du chien

     

    hologrammes de stimuli

    plein la cervelle

     

     

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  • Emmanuel BERLAND : VISION du POÈME


    Le poème est l'écorce du monde sensible, réinventé... De page en page, il nous nourrit, poètes et lecteurs, d'images, de sensations, de visions réalisées à l'instant qu'elles s'énoncent. Il faut donc accepter que le sens surgisse, neuf, - ou patiente -, au gré d'assemblages syllabiques qui pourraient sembler téméraires ou énigmatiques à première et courte vue. Il faut offrir aux pages de ce petit livre notre instant de lecture volé au chaos, en plongeant, à l'instar du poète, au fond du puits météorique, d'où toutes choses renaissent transformées en chances.

    Emmanuel BERLAND, 4ème de couverture de son recueil Écorce visionnaire, Donner à Voir, 2009.



     

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  • Nicolas BOUVIER : l'USAGE de la LANGUE (rediffusion de l'été)


    Nicolas Bouvier a bâti sa vie littéraire sur l'écume d'un ancien voyage.

    Son écriture alliait la précision et l'humilité de l'entomologiste. Et en l'écoutant, on était saisi par cette rigueur, qu'il manifestait également à l'oral. Amplifiée encore à la fin de sa vie, par la fixité de son regard.


    Il semble que ce genre de perfection - qui n'est pas l'apanage des écrivains - émane d'une réceptivité au présent, d'une indéboulonnable attention à l'instant, même quand il n'est que l'écho fatigué d'une expérience lointaine.

    Nicolas Bouvier n'a pas raconté son périple: il en a relevé les traces, demeurées présentes, au moment de sa relation.


     

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  • BACHELARD, le POÈTE et l'INSTANT


    C'est pour construire un instant complexe, pour nouer sur cet instant des simultanéités nombreuses que le poète détruit la continuité simple du temps enchaîné.

    (Gaston BACHELARD, Le Droit de rêver)


    L'ennemi du poète serait donc le temps, comme au mystique l'Histoire.


     

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  • FIXATIFS



    (d'Hamid TIBOUCHI)

    les mots sur la page
    pigments indélébiles
    tentent de fixer
    l'instant

    le piment rougi
    de l'instant qui perdure
    trace de vie pour mémoire
    sur papier pelure

    les mots qui glissent
    sur la langue tombent
    et se noient dans le verre d'eau
    de l'oubli



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