Un son
Il a traversé tous les murs
Et les murs l'ont laissé passer
Je ne vois pas par où
Il veut me traverser moi-même
Et le voici qui ressort
Poème
(Pierre ALBERT-BIROT, Poèmes Quotidiens)
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Un son
Il a traversé tous les murs
Et les murs l'ont laissé passer
Je ne vois pas par où
Il veut me traverser moi-même
Et le voici qui ressort
Poème
(Pierre ALBERT-BIROT, Poèmes Quotidiens)
Le dispositif fixé en haut des portes, et destiné à en ralentir la fermeture, est bien ingénieux.
Il remplace tellement bien l’homme qui en avait la charge auparavant qu’on y a gravé son nom : groom.
Nous y gagnons un pourboire, mais ça n’a pas la même allure qu’une livrée rouge, et l’on peut compter Spirou parmi les innombrables victimes de la mécanisation.
On a, probablement pour tenter de les abaisser, qualifié les écrits de Francis JAMMES de « poésie potagère ».
Cent ans après, le vert revenu à la mode, on connaît des quantités d’auteurs qui en seraient très honorés.
De telles appréciations leur serviraient de carotte, et gonfleraient leur coeur d’artichaut.
Une jeune maison d’édition, qui a pris pour nom Les Hauts-Fonds, abrite une collection baptisée avec beaucoup d’à-propos P-oasis.
On devine qu’elle accueillera les lecteurs assoiffés par tant de sècheresse.
POEZIBAO, site internet dédié (et même consacré) à la poésie vient de passer le cap des quatre années de vie.
Le genre de miracle qui force l’étonnement...
C’est un peu comme un géranium, qu’on aurait posé au bord d’une fenêtre, pour faire comme tout le monde, mais qui se maintiendrait de printemps en printemps.
Il est rare que le monde politique contribue à l'enrichissement de la langue française.
Nous devons toutefois au Parti Socialiste français d'avoir mis au goût du jour, après le racollage sur la voie publique, le récolement sur la place publique.
Quel tapin!
De Jean TARDIEU:
"Le poème, c'est l'avenir qui se retourne et mord le promeneur".
Au poète de savoir où poser ses pas.
Plus profond le sentier, plus incisif le dentier.
En publiant au Mercure de France, en 1897, son manifeste littéraire, Francis JAMMES réussit un bel effet.
Il y développe sa conception de la poésie, qui doit viser à une "simple beauté sans rhétorique".
Il précise sa pensée dans une conférence prononcée en 1900 en énumérant des textes parfaits selon son goût: "Ces pages sont d'autant plus belles qu'elles se rapprochent de l'ordinaire de la vie, d'autant plus belles dirai-je, qu'on les sent moins écrites".
On voit que "ordinaire" et "simple" sont les maîtres mots de ses visées poétiques.
Cependant, et pour plus de sûreté, il a intitulé son manifeste "le Jammisme".
En toute simplicité.
Une très bonne étude du sujet ici: http://www.frissonesthetique.com/revue/no/pdf/jammisme.pdf