
tout le corps
porté
par les cuisses
les mains
en volutes
tutoyant le vide
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tout le corps
porté
par les cuisses
les mains
en volutes
tutoyant le vide

journées
répandues
en vain
sur le sol
les semelles traînent
loin des sèves

Regarder la vie
Hémorragie de mots
Hémorragie d'images
Temps surmenés
Heures répandues
Comment tirer la vie
de toutes ses geôles ?
La vie :
Essor du risque
Vendanges du hasard.
Andrée CHEDID, Poèmes pour un texte, Flammarion, 1991

un pied
huit pouces
d'air
soufflé
d'âme
vide
d'un bambou

poésie
dite
à happer
dans son lit
lue
à savourer
attablé

contre la nuit
les néons
contre la pluie
les cafés
mieux qu'une prairie
l'asphalte

nœud
tranché
pas défait
sur la peau du monde
une cicatrice

racines
sous les carrefours
sources
derrière la rocaille
mais devant moi
l'inconnu