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La TERRE selon Paul de ROUX

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La ville que nul rayon ne saisit, n'enlace, ne réchauffe

laisse cependant circuler ses enfants pâles et dans ses rues

et dans la voie lactée - même s'ils ne savent pas

que toute artère a son double entre les étoiles

et si la terre se tait en chaque motte brune

c'est qu'elle n'a jamais cessé de parler

avec les langues des peuples vivants et des peuples morts

ainsi que quelques uns l'ont perçu, épelant

le vers grec ou russe - et ce n'est pas peu de choses non plus

que les lèvres qui épellent et le doigt qui suit le texte

soient faits d'argile ainsi qu'il a été dit.

 

Paul de ROUX, Le front contre la vitre, Gallimard, 1993

 

 

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Commentaires

  • Poème en correspondance avec un salut à Pierre Rahbi...

  • Un Pierre, un pont, un chemin qui chemine...

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