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paroles

  • Jean FOLLAIN et les PAROLES

    feuille,nervures,

     

    Paroles

     

    On parlait d'amours prétendues

    à l'ancienne table

    où travaillaient les vers

    sur le fourneau le fer chauffait

    la lentille cuisait sombre

    par la porte ouverte

    la beauté du feuillage amer

    et des oiseaux à gorge rouge

    devant les mots humains

    que gouvernait une syntaxe éprouvée

    resplendissait.

     

    Jean FOLLAIN, Territoires, Gallimard,1953

     

     

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  • RÉSERVE

    chameau,parquet,

     

    la plus grande réserve

    du chameau

    dans son omoplate

     

    gravée

    de paroles

     

    pour la soif

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Lois de la matière, Travaux domestiques ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • לקח : le PRENDRE-LEÇON

    ombre,cahier,spirale,

     

    Air ou soleil sont à prendre, sans rien retrancher ni priver personne, paroles bues sans que s'altère la source

     

    voici la leçon offerte, à qui aspire aux vents nouveaux, distingue dans le spectre chacune des couleurs, s'abreuve aux eaux de passage,

     

    par la nature, qui agit et parle en maître, pour que s'élèvent tous ses fruits, que nous sommes

     

     

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  • Henri MESCHONNIC au JARDIN

     

     

    nous marchons dans un jardin

    sa saison

    est toute en nous

    les oiseaux savent

    qu'ils ne doivent pas redire

    nos paroles

    nous sommes de la même substance

    cette substance

    fait notre histoire

     

    Henri MESCHONNIC, Je n'ai pas toit entendu, Dumerchez, 2000.

     

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  • SENGHOR : RAFRAÎCHIR nos OREILLES

    ... seul le poète dé-crypte, pré-sente, brûle, au soleil des paroles, les secrètes affinités entre les êtres et les choses, entre le visible et l'invisible, entre les Autres et moi, entre moi et moi-même. Et c'est pour "rafraîchir nos oreilles", comme on dit au Sénégal, mais, plus profondément, notre cœur par le labyrinthe des oreilles.

    Léopold Sédar SENGHOR, 1976.

     

     Que 2015 rafraîchisse nos oreilles !

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  • Jacques LÈBRE : AMALGAME INTIME

     

     

    Paroles, et tout aussi bien poèmes,
    dans un tympan gazeux, ou nébuleux,
    se dissolvent dans un amalgame intime,
    dans un composé d'impressions, de sensations,
    traversé d'explosions et d'effondrements,
    de collisions subites et d'éloignements ;
    et cela forme une atmosphère vivante
    où errent quelques petits noyaux de sens,
    ils ont la claire dureté des planètes
    et leur giration alterne ombre et lumière
    dans une énigme dont on ne sort pas.


    Jacques LÈBRE, Dans un tympan gazeux, ou nébuleux, revue Arpa n°98.

     

     


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