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bouche

  • La BOUCHE de Claude ESTEBAN

    feuille,bouche,poisson,rouge,

     

    Au premier mot

    j'ai compris que je faisais fausse route

    dans ma bouche.

     

    Claude ESTEBAN, Morceaux de ciel, presque rien, Gallimard, 2001

     

     

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  • BOUCHE

    la,mots,

     

    gourmandise

    à rebours

     

    des mots

    quittant la bouche

     

    riches

    de leurs épices

     

     

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  • La BOUCHE selon Aaron SHABTAÏ

    mollusque,

     

    "pure" est le qualificatif

    de la bouche

     

    la bouche crée

    le mot, la parole

     

    ("la vraie sécretion de

    l'homme mollusque" - Francis Ponge)

     

    Aaron SHABTAÏ, Le poème domestique, Éditions de l'éclat, Trad. Michel Eckhard-Elial, 1987

     

     

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  • Lorand GASPAR : MUSIQUE DISCORDANTE

    bouche,statue,

     

    Voici, me dit-il, le mortel cerné de toutes parts,

    enserré dans les fils de sa langue, son trépas.

    Entends sa musique discordante, la bouillie sonore de sa bouche.

    Vois comme est insensé son dire, en désaccord flagrant avec le sens de son faire, le destin qui le porte.

    Aveugle sous la peau de lumière posée.

    Regarde la bête solitaire, foulant les jardins,

    alourdie de fatigue, exsangue, frappée en plein regard.

    Déracinée, Désertée, Brisée -

     

    Plaies et pleurs et grincements de dents.

    Lueur qu'éventra la lame sur l'eau grise.

    Parole sous la parole, en mèche de fouet.

    Tranquillement elle charrie l'irrévocable venin,

    Tranquillement elle dépèce l'incroyable, le clair, te livrant à ton obscurité -

    et qui t'entendra dans les hennissements du jour,

    du joyeux jour aux blancs poulains ?

     

    Lorand GASPAR, Égée Judée, Poésie-Gallimard,1980.

     

     

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  • JUDITH CHAVANNE : HALEINE PERDUE

     

     

    Oui, la Toussaint vaut mieux que ce parterre tonitruant de chrysanthèmes, place de l'Hôtel de Ville :

     

     

    Une bouche soudain

    ne happe plus sa bouffée d'air,

    ne prend plus part

    à la respiration immense,

    à l'haleine

    mêlée des bêtes et des hommes,

    à la sève exsudée dans l'obscurité par les feuilles,

    à l'humidité stagnante.

     

    Sonne

    une cloche infime, lointaine dans la nuit ;

    on n'écoute

    jamais que le contrepoint de l'absence :

    lui a cédé le jour, le souffle, jusqu'au halètement.

     

    Judith CHAVANNE, Un seul bruissement, Le bois d'Orion, 2009.

     

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