
lanières pourpres
sur le crépuscule
cinglements
des martinets
le sang
sous l'été
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lanières pourpres
sur le crépuscule
cinglements
des martinets
le sang
sous l'été

blancs sommets
enclins à briller
éternité
des neiges
cheveux
en déclin

Parce qu'on les a vus
Ils planent un moment au-dessus des champs labourés, se posent, marchent, et sautillent lourdement, disposent, autoritaires, des lieux et de l'absence des hommes, et leurs bavardages intempestifs s'élèvent, s'étendent et remplissent ces journées d'octobre qu'on garde pour soi.
Jean-Pascal DUBOST, Des lieux sûrs, Tarabuste, 1998

Palette infinie que cette horloge réglée sur l'année, ses couleurs éployées en fougères sur les 360 degrés d'une révolution totale dépassant œillets et jasmins, où chaque éclosion, chaque pourrissement retentissent coucou intempestif, comme les fûts résonnent de toutes les gammes d'un gamelan sous les doigts d'un crachin ou les lourds bâtons des averses d'août.

...
Et moi, comme un somnambule, je descendais du cinquième étage le long de la gouttière ;
moi, ce jour-là, je m'enfuyais de la maison de mon père.
Je voulais m'engouffrer dans la vie de la poésie
et pour cela il me fallait traverser la poésie de la vie.
...
Blaise CENDRARS, La légende de Novgorode, Fata Morgana, 1997

pierres
dans le jardin
du facteur
tique
à l'oreille du cheval
échafaudages
idée fixe

jardins
les nuits
les vrais châteaux
d'Espagne
plus beaux que des jours

mon ombre
écrasée de zénith
infime
démembrée