
la chair est triste
du litchi
mince
déjà
le noyau
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la chair est triste
du litchi
mince
déjà
le noyau

La météo ! Ainsi privé de cette moitié, cette -rologie qui devrait suivre et qui a disparu des usages comme le -tographe du cinéma et le -cipède du vélo (et l'on sait qu'un suffixe perdu ne repousse jamais chez les mots, au contraire de la queue des lézards), ce mot serait inexplicable si demain tous les dictionnaires de la langue disparaissaient dans un vaste incendie puisqu'on lui a supprimé, en plus du logie dont on pourrait à la rigueur se passer, le ro de météore, qui seul explique qu'il s'agit d'un phénomène céleste. Oui, ainsi privé de sa moitié, le mot est devenu, dans la bouche de tous ceux qui s'en gaussent à loisir, comme le nom de quelque prostituée céleste passant son temps à se jouer du temps et à tromper les hommes.
Jacques LACARRIÈRE, Chemin faisant..., édition remaniée, Fayard, 1977

musique
de salon
plus que de chambre
instruments à vent
éventail
soupirs

oreiller
canne
la Bible
du chemineau

Ce bruit des arbres qui s'abattent, je l'ai entendu maintes fois au cours de cette marche. Plus souvent que le chant des oiseaux qui se fait de plus en plus rare.
Jacques LACARRIÈRE, Chemin faisant..., édition remaniée, Fayard, 1977
Que le chant des oiseaux triomphe en 2021
de l'extinction des voix
et de la disparition des visages !

amassée
sur l'écorce
ou au fond de la tasse
la mousse
des années
et des instants

Des faux-plafonds
de fausses voix descendent
et d'autres encore
de leur majesté assise
Ce bruit se répand infini
grisaille et couleurs saturées
l'encre suinte des rotatives
et me subjugue de ses alcools
rat captivé par sa course
Bruit de charbons ardents
de pierres en fusion
puis saisis par cette lave
mes muscles se figent
pour les musées du futur
Décentré par le présent
l'esprit s'imprime
hachures sur un linge
en visage tourmenté

Imaginées le long temps d'un silence bleu, les côtes maintenant se dessinent où bientôt s'inscriront nos pas
Ce rivage abordé, toutes ses épices viennent en bouche, toute sa soie bruisse aux oreilles et pare les esprits de nouvelles teintes
C'est la puissance du langage, qui dit la chose et aussi son ombre, l'extrait de son argile pour en trouver le sel