Maintenant que l'on a fait des caissières des hôtesses de caisse, je préconise que toutes les barrières se changent en hôtesses de bar!
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Maintenant que l'on a fait des caissières des hôtesses de caisse, je préconise que toutes les barrières se changent en hôtesses de bar!
Si l'Assomption est une désincarnation de la Vierge, la torpeur quant à elle s'incarne à la perfection dans le 15 août...
Retouche à la torpeur
l'empereur a passé la revue des fenêtres
et dort et son cheval sous lui
leur bronze écrase la grand-place
dans l'été vide
le silence en point d'orgue
a pris l'emblème d'un heurtoir de cuivre
Daniel BOULANGER, Fenêtre mon navire, Grasset, 2008.
On trouve dans la correspondance de Gustave FLAUBERT une lettre dans laquelle il moque avec vigueur une dame qui rendait régulièrement visite à ses parents, proférant force inepties.
Il avertit alors qu'il projette d'en collecter le flux pour en faire un livre recensant tous les possibles de la bêtise humaine.
Bouvard et Pécuchet pointaient ainsi leur nez. Le petit Gustave avait dix ans.
Le prénom LOUIS serait dérivé de CLOVIS.
En effet, il proviendrait de la troncation par les premiers rois Louis du C initial: CLOVIS - C = LOVIS = LOUIS (CQFD). Cette opération linguistique traduisait leur déférence vis à vis de leur illustre prédécesseur.
Il est à noter que la papes dénommés PIE ont usé du même stratagème, par égard pour le saint fondateur de l'Eglise, PIERRE.
On remarque alors avec stupeur que les rois s'amputent volontiers par la tête, tandis que les papes se délestent plus facilement de leur queue.
En 1919, Robert DESNOS publiait Prospectus, un recueil de poèmes fait du recyclage de formules publicitaires, ou d'inscriptions entr'aperçues dans la rue: "cuisine bourgeoise", "il faut laisser des arrhes", "entrez sans frapper"...
Détournant l'une de ces formules, il conclut ainsi un poème:
À la porte d'un hôtel meublé
un écriteau était collé:
ICI ON PEUT APPORTER SON AMOUR.
Pendant que les observateurs des choses du football s'adonnent à leur goût du psychodrame, en feignant de se demander si les Bleus parviendront à battre les Îles FEROE, respirons-en l'air pur et sauvage, avec Serge WELLENS :
COURRIER DES FEROE
Souviens-toi
de ce bref instant
dans le monde
Nous dormions du même sommeil
chacun habitant l'autre
dans le froid la dureté
C'était
va savoir où
entre 6 et 7 degrés
de longitude Ouest
entre 61 et 62 degrés
de latitude Nord
Ton profil de jeune plante
dansait sous le vent
parmi les buissons
de ce pays sans arbres
Pays pénitent
Du côté de Torshavn
la mer faisait naufrage
on y voyait des astres
se tordre de douleur
Le ciel se couvrait
de nuages d'oiseaux
sternes
fous de bassan
courlis cendrés
pétrels
C'était présage
de cet instant
immense et bref dans le monde
Chacun habitant l'autre
Trente années comme si
nous ne devions jamais mourir.
Il m'arrive d'oublier que je perds la mémoire, Folle avoine, 2006.
Et comment vont-ils prononcer Torshavn, ces brillants commentateurs ?...
Littéralement "rose et vin", l'expression persane "gol-o mol" résume ce que le monde peut offrir de plus désirable. On apprécie que ce bouquet se présente ainsi à l'oeil, avec tant de rondeurs.
De bal à spirale de notes
rose de santé