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Sur du vent - Page 287

  • Daniel BOULANGER, POÈTE 3 ÉTOILES


    Célébrons nous aussi le firmament, puisque la Nuit des Étoiles nous y invite, ainsi que la rêverie propre au creux de l'été, et peut-être aussi la délicatesse des nuages:


    retouche aux étoiles


    braille de l'âme


    leur silence est subtil et rappelle

    le mûrissement d'un verger


    soudaine et dans le bas

    l'effraie


    Daniel BOULANGER, À quatre épingles, Grasset, 2002.

     

     

     

     

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  • André VELTER ENTOMOLOGISTE


    Le 16 décembre 2007 (c'en est donc aujourd'hui l'assez notable non-anniversaire), André VELTER sonnait les 20 ans de son émission de radio Poésie sur Parole.


    Entre autres bonnes trouvailles, il y distinguait huit catégories où classer tous ceux qui se prétendent poètes :


    les chantres de peu,

    les linguistes aphones,

    les biscottes sans beurre,

    les révoltés de bar-tabac,

    les lyriques de sacristie,

    les précieux ridicules,

    les apprentis pas sorciers pour un sou,

    les prêcheurs de désert


    Par savoir-vivre, il précisait promptement que cette dernière caste saurait bien l'accueillir...

     

     

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  • KAYAK (définition)


    kayak, n.m. : embarcation utilisée par les Inuits, dont on distingue mal l'avant de l'arrière.



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  • Jean-Pascal DUBOST, à la LAMPE FRONTALE


    Allez dans la langue, l'obscurité en vaut la chandelle


    Jean-Pascal DUBOST, extrait d'un chantier en cours, publié par N4728.


     

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  • Homero ARIDJIS : En LAISSER pour les AUTRES


    LE POÈME


    Le poème tournoie sur la tête de l'homme

    en cercles proches ou lointains


    L'homme en le découvrant voudrait s'en emparer

    mais le poème disparaît


    Avec ce qu'il a pu retenir

    l'homme fait le poème


    Et ce qui lui échappe

    appartient aux hommes à venir.


    Homero ARIDJIS, Brûler les vaisseaux, 1975 (trad.Claude Couffon et René Gouédic)




     

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  • Michel BESNIER : POÉSIE au RAYON FRAIS


    Michel BESNIER publie aux Éditions Motus Mon kdi n'est pas un kdo, dont le théâtre est un supermarché. Au poète rien d'impossible.

    « Ce livre est à consommer avant le 25-05-2045 », et on y lit que :


    L'étalagiste charcutier

    est un grand peintre

    qui joue avec tous les roses

    de sa palette


     

     

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  • TREIZE à la DOUZAINE


    Emmanuel HIRIART chronique pour Poésie Première n°44 un recueil de Jacques ANCET, L'Identité obscure :


    Treize chants composés de vers à treize syllabes...

    Mètre où l'alexandrin qui sonne toujours midi devient soluble, se dissout dans le mouvement d'une phrase sans fin, celle, flux d'appositions (comme un poème chinois), des romans de Jacques ANCET.


    Un alexandrin trouvé à quatorze heures, en somme.

     

     

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  • JE N'AIME pas le ROMAN


    La gestion romanesque du je m'ennuie ; je n'ai jamais compris qu'on en fasse tant cas. Culte étroit et monotone d'une grammaire anecdotique de l'être !  Pour ma part, je préfère jouer à des je dangereux, suivre le premier ange qui passe, lui soutirer quelque vertige, aller avec lui jusqu'au bout de mes mots et lorsqu'il m'est enfin poussé des ailes, revenir du plus loin de moi-même, revenir de toutes parts, comme si les choses se retournaient en moi vers leur axe théâtral, comme si, à travers moi, l'univers se penchait sur lui-même pour susurrer la chanson vraie de cet boucle folle dont il s'émut un jour.


    Christian MONGINOT, Le Livre de la stupeur et du vertige, Poésie-Première n° 44.



     

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