jeudi, 16 juillet 2009

TREIZE à la DOUZAINE


Emmanuel HIRIART chronique pour Poésie Première n°44 un recueil de Jacques ANCET, L'Identité obscure :


Treize chants composés de vers à treize syllabes...

Mètre où l'alexandrin qui sonne toujours midi devient soluble, se dissout dans le mouvement d'une phrase sans fin, celle, flux d'appositions (comme un poème chinois), des romans de Jacques ANCET.


Un alexandrin trouvé à quatorze heures, en somme.

 

 

mardi, 14 juillet 2009

Les POÈTES qui FONT SUER


Poursuivons notre lutte contre un des préjugés les plus récurrents sur les poètes, qui seraient toujours dans la souffrance :


Pour avoir droit à s'exprimer, le désespoir doit être alchimisé. Le poète doit suer sa sueur de neige.


Merci à Silvaine ARABO pour cette formulation recherchée, exprimée dans le n° 44 de Poésie Première.


Et merci à tous les poètes que cela tenterait, de ne pas se trancher les veines devant leurs lecteurs.



dimanche, 12 juillet 2009

LIVRE de COMPTES


Poésie-Première n° 44 publie des fragments de Christian MONGINOT, extraits du Livre de la Stupeur et du Vertige, dont celui-ci :


Il est des phrases trop coûteuses pour nous. Lorsque nous les avons écrites, notre compte poétique se trouve largement à découvert. Mais n'est-ce pas le propre du poète que de vivre ainsi, très au-dessus de ses moyens, d'écrire sans compter, de prélever sur un corps insolvable d'imaginaires fortunes ?


Après tout, comme le comptable ou le banquier, le poète se livre à des jeux d'écritures...


 

mercredi, 01 juillet 2009

DROITS d'HAUTEUR

 

Dans Poésie-Première n° 44, Josyane de JESUS-BERGEY dit de Serge WELLENS qu'

il reste reste toujours à l'écoute du jeune poète. Il est celui qui conseille sans jamais imposer. Celui qui aide, celui qui écoute [...] il fut [...] celui qui permit peut-être d'écrire un peu mieux et certainement d'entrer dans cette fraternité d'écriture dans laquelle vit le poète et qui sont nos droits d'auteurs ainsi qu'il le déclare avec juste raison.

dimanche, 21 juin 2009

POÉSIE, ES-TU LÀ ?

 

Le n°44 de Poésie/Première aborde la problématique "poésie et spiritualité".


En guise d'édito, Emmanuel HIRIART pose que "nous appellerons donc spiritualité toute expérience intérieure ressentie par celui qui la vit comme fondant ou refondant son existence, et partant sa relation avec le monde."


On s'aperçoit alors qu'en remplaçant le mot "spiritualité" par "poésie", la phrase fonctionne aussi, ce qui plonge la problématique dans le flou.


Mais le flou est un bon serviteur pour l'un comme pour l'autre, et tout est bien.


dimanche, 23 novembre 2008

Un BIJOU LUMINEUX

 

 

"Seul le poète épelle le monde en silence" écrit Véronique JOYAUX.

... qui précise dans un entretien paru dans Poésie Première n°42 "la poésie doit apporter ce que le monde nous enlève".

 

 

dimanche, 31 août 2008

Et VOICI le SIJO

 

 

Poésie Première publie dans son numero 40 Yi Ho-U, poète épris de sijo, le poème national coréen.

 

L'ARBRE

Le vieil arbre solitaire

ne fait pas partie du bois.

Parfois des oiseaux piailleurs

viennent me voir puis s'envolent.

- Ma jolie fille,

je suis debout comme un arbre.

 

LE MÛRISSEMENT

A l'écoute de la pluie, oubliant le sommeil,

la terre semble un îlot solitaire.

Un jour de lumière de plomb alangui,

cinquante années ne furent qu'un instant.

Toudak, de nouveau la chute d'un coing,

Le mûrissement, est-ce disparaître?

 

 

mercredi, 27 août 2008

ROME ne s'est PAS FAITE en un JOUR

 

 

Tiré du long entretien (très long entretien) avec Rome DEGUERGUE dans le numero 40 de POESIE PREMIERE:

 

"Je me suis emparée de livres de compagnons de route au moment où l'appel s'est fait ressentir; en écartant la remarque ironique d'un Sacha GUITRY: "A quoi bon apprendre ce qu'il y a dans les livres puisque ça y est!". Cette cueillette d'informations s'est cependant faite dans la joie, la fraîcheur aussi, car non programmée sur des emplois du temps rigides, mais à ma demande expresse: confuse stressante immédiate. Bien évidemment, cette cueillette est lacunaire, et on doit tenir compte du temps de maturation autour du penser de ces textes d'horizons différenciés, avant d'en ressentir des vibrations, établir des correspondances en soi et pouvoir les égrener ad hoc, dans l'oeuvre en cours de rédaction".