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Sur du vent - Page 270

  • Mahmoud DARWICH : du PAIN pour les OISEAUX

     

    ... le poète marche comme dans un poème invisible inauguré par un vieux marocain qui se penche sur un morceau de pain, le dépoussière, l'embrasse et le dépose dans la brèche d'un mur à la portée des oiseaux.

     Mahmoud DARWICH, À Rabat, in Décharge n° 145, Trad. Mohammed El AMRAOUI.


    Suit une évocation du poète par Anas ALAILI, très élégante également.

     

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  • Jean ROUSSELOT TAOÏSTE ?


    Dans le sens du bois


    Interdits de séjour

    Dans les jardins suspendus

    De l'inconnaissable

    Nous nous accommodons

    De vivre à petit feu

    Jamais en retard à la distribution des nèfles

    Ou à la chasse au Dahu


    Seul luxe

    Ne nous travailler l'âme que dans le sens du bois

    Seul espoir

    Exister un peu plus que nécessaire.


    Jean ROUSSELOT, Passible de..., Autres Temps, 1999.


    De mémoire, le thème du sens du bois était déjà présent dans ZHUANG-ZI...


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  • DARWICH au GOLGOTHA


    Comme le Christ sur le lac,

    j'ai marché dans ma vision.

    Mais je suis descendu de ma croix

    Car je crains l'altitude.


    Mahmoud DARWICH, cité par Michel MĖNACHĖ, in Décharge n° 145.


    Ėcrit peu après un anévrisme de l'aorte, qui faillit bien le crucifier.


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  • ÉLUARD ÉCRIT son NOM : ESCLAVAGISME

    L'objectivité poétique n'existe que dans la succession, dans l'enchaînement de tous les éléments subjectifs dont le poète est, jusqu'à nouvel ordre, non le maître, mais l'esclave.

    Paul ÉLUARD, Comme deux gouttes d'eau, 1934.

    En ces questions, maître et esclave, effectivement, se ressemblent comme deux gouttes d'eau.


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  • Jean ROUSSELOT et l'UNIQUE


    Carrefour des Dieux

    à Gaston PUEL


    Trahis parfois par une bulle

    Que font les dieux sous la mangrove ontologique

    Évoquent-ils en soupirant

    Le temps où ils passaient au crible les étoiles

    Tournaient la meule du soleil

    Regarnissaient nos testicules

    Et nous soufflaient de bonnes irraisons

    De jouer les aèdes ou les matadors


    Certains éclats furtifs dans l'eau sombre

    Nous donnent à penser qu'ils se portent des toasts

    Ou bien qu'ils s'affrontent au couteau

    Pour déterminer qui d'entre eux doit devenir

    L'unique.


    Jean ROUSSELOT, Passible de..., Autres Temps, 1999.



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  • Christophe DAUPHIN : DÉSARTICULER le RÉEL


    Le poète trouve dans le rêve de quoi désarticuler le réel. Pour lui, il s'agit de la seule manière de libérer l'homme des contraintes idéologiques, et d'assurer à l'esprit des conquêtes inépuisables en donnant un plein effet réel à tout ce qui émanerait de cette source imaginaire.

    Christophe DAUPHIN, revue Décharge n° 145.

    Cette citation clôture une sinistre polémique mettant son auteur aux prises avec la revue, pour des raisons que l'on devine malheureusement étrangères au rêve...




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  • ĖLUARD ĖCRIT son "NON !"


    Paul ĖLUARD avait le goût des anthologies. [...] Quand il propose en 1947 sa lecture d'un siècle de poésie, de Chateaubriand à Reverdy, il donne à ce survol un titre aux accents de manifeste : « Le meilleur choix de poèmes est celui que l'on fait pour soi ». Et dans son préambule, il précise on ne peut plus clairement sa pensée : « Les professeurs de poésie étant conçus mais à naître, je me méfie des anthologies objectives. On nous apprend ici à mourir plutôt qu'à vivre, à se cacher plutôt qu'à se révéler. »


    André VELTER, Préface à Paul ĖLUARD, J'ai un visage pour être aimé, NRF Poésie/Gallimard, 2009.


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  • BALZAC et l'AMPHIGOURI


    Les mots nouveaux créés par les événements, ou ceux que le caprice met à la mode, prêtent d'abord à la conversation de ceux qui s'en servent je ne sais quoi d'amphigourique et d'obscur qui leur donne une supériorité soudaine, ils paraissent profonds à ceux qui ne les comprennent pas.

    H. DE BALZAC, Les Mots à la mode, 1830.


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