
Pire est le désarroi de la phrase sans méandre.
Yves MAZAGRE, La Théorie des impostures, Librairie-Galerie Racine, 2000.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pire est le désarroi de la phrase sans méandre.
Yves MAZAGRE, La Théorie des impostures, Librairie-Galerie Racine, 2000.

...
Lentement habitués à la coexistence de l'immonde au deuil de toute durée aux fêtes sans avenir même pas un lendemain
Paroles parades de quelques heures artifices de la pensée où désormais se réfugient les jouissances et la poésie de la création
Cependant nous ne parvenons pas à tuer ce cheval stupide cet antipoème si vrai qui galope comme un fou dans nos viscères
Yves MAZAGRE, L'agave s'impatiente, Librairie-Galerie Racine, 2001.

Jacques RENOU était là aussi, mais dans la grange...
Il a arrangé le papier
à la façon de pétales
pour que le public s'y trompe
et butine les poèmes
qu'il y avait cachés
et reparte rassasié

Yves BARRÉ, lisant entre les carrés du Jardin Mosaïque
Il a dit
et parfois dialogué
bien que planté seul
plus artichaut que persil
la vie secrète des courtils
au plus profond de leurs racines

Thierry GAUDIN, lisant sous le chêne du théâtre naturel du Jardin Mosaïque.
Il a dit
et parfois en latin
les arbres et les oiseaux
non au-dessus de sa tête
mais ceux de son quartier
qu'il avait mis dans ses cahiers

Attendant les auditeurs (finalement, la plupart seront debout)
J'ai dit
et parfois imaginé
- mes racines rampant sous le goudron -
ce qu'il m'apparaît des jardins
travaillés de mon regard
bien plus que de mes mains

Alain HELISSEN, dimanche, au Jardin Mosaïque, d'Asnières-sur-Vègre.
Il a dit
et parfois même crié
le nom de son amour
et dans sa cabane de feuilles
les murs en ont résonné
de toutes leurs nervures

les marées du corps
imprévisibles
sur le sable sec
de l'insomnie
des miettes
pour le sub-conscient