lundi, 02 juin 2008

A FOND la GOMME

Louis SAVARY, dans un aphorisme: Il faut moins de courage pour l'écrire que pour gommer le mot qu'on a écrit. ... ou comment, tout en prétendant le contraire, par sa poésie, se retenir de faire l'intéressant!

vendredi, 09 mai 2008

IL n'y a QU'à ECRIRE

"Enfants, nous étions peintre, modeleur, botaniste, sculpteur, architecte, chasseur, explorateur. De tout cela qu’est-il devenu? Il y a cependant un moyen, au centre même de la maturité, de retrouver ces possibilités perdues. [...] Ce moyen, c’est la littérature. Il n’y a qu’à écrire l’œuvre peinte ; il n’y a qu’à écrire la statue. La plume à la main - si seulement nous voulons être sincères - nous retrouvons tous les pouvoirs de la jeunesse, nous revivons ces pouvoirs comme ils étaient, dans leur naïve confiance, avec leurs joies rapides, schématiques, sûrs. Par le biais de l’imagination littéraire, tous les arts sont nôtres." Gaston BACHELARD, joignant le geste à la parole (la beauté du geste au vin de la parole), a ainsi bâti son oeuvre, convoquant les quatre Eléments, les Arts, les Philosophes, au service d'une pensée simple et gratifiante, comme un carré de courgettes.

dimanche, 20 avril 2008

La CHOUETTE et le MARIN

Selon Georges HENEIN, "écrire est une façon de veiller. De veiller sur soi et de veiller tout court. A rêves déployés. Une chance de rester pur. Ou moins impur". Le retrait et l'acuité de la chouette. Puis, la poésie "est vouée à la recherche inquiète et incessante de l'autre lieu, elle ne peut choisir pour halte ni pour demeure le centre de gravité d'un monde pareil à un énorme chantier." L'exaltation de la terre inconnue, et le mépris de celle que déjà l'on travaille.