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poésie - Page 6

  • HAÏKU de la GARE

    Merles sautillants et grafitis trentenaires Le train en panne

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  • SOCLE de CONNAISSANCES

    Les lettrés chinois de la période Tang partageaient le même fonds d'érudition.
    Les classiques du confucianisme, du taoïsme et de la poésie, étaient connus et retenus par coeur (comment les conserver autrement?), et constituaient le socle minimal, donnant accès aux fonctions de l'administration.

    Il s'en suivait une tournure d'esprit particulière dont, même aux tréfonds de la disgrâce, ils ne pouvaient se décrotter.

    Li Po peine à obtenir un poste, il le sollicite du bout du pinceau, d'un poème maniant délicatement des codes ancestraux. Soupçonné de comploter, il demande qu'on le sorte de sa geôle par une cascade d'allusions à des personnages anciens auxquels à demi-mot il se compare.

    Peut-être est-ce là le socle de connaissances que souhaite remettre au goût du jour le Ministère de l'Education Nationale?





    Ramassage scolaire
    Des milliers de pissenlits
    au bord du chemin

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  • ... Si BIEN SERVI...

    Un usage des poètes chinois (masculins) de la période Tang était d'exprimer leur sentiment amoureux par la bouche de leurs amantes, épouses ou courtisanes. Ce travestissement poétique, pour un lecteur occidental du IIIème millénaire, a de quoi surprendre.

    "Les femmes, c'est du chinois
    Les comprenez-vous? moi pas" chantait à ses débuts Serge GAINSBOURG.

    Eux, si.

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  • QUATRAIN-TRAIN

    On apprécie les vers sobres jusqu'à l'exsangue,
    Mais depuis deux cents ans, les poètes conduisent,
    Trop loin de l'humble charroi des vagabonds T'ang,
    Leurs interminables quatrains de marchandises

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  • Des RETOUCHES à TOUT

    Daniel BOULANGER a bien raison de qualifier ses poèmes de "retouches".
    Car s'ils sont ordonnées comme un dictionnaire, le monde n'y est pas montré tel qu'il est fait, mais plutôt comme le poète la vu, puis le brosse.

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  • Le BLUES d'ALFRED

    Parfois le héros phagocyte,
    tel Père Ubu,
    l'écrivain, fût-il émérite,
    cornes au cul!

    Ce n'est pas un roi-Soleil
    qui laisse ainsi la tombe de Jarry dans l'ombre.

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  • Underwood Blues

    La machine à écrire vibre de promesses
    pour l'apprenti-poète sensible à l'ivresse

    Underwood est le lieu des épreuves
    et de l'effroi

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  • Jean FOLLAIN, PEINTRE CHINOIS

    La poésie de FOLLAIN agit comme sur ces longs rouleaux laissés par des siècles d'encres chinoises.
    Ses personnages y sont à peine visibles, posés dans de vastes paysages où voisinent forêts, ruisseaux, montagnes, cultures...
    Comme à vol d'oiseau, on y parcourt des étendues où l'on trouvera aux recoins des fermes des servantes nourrissant les poules, où des conscrits en divagation parmi les seigles.
    Les personnages y mènent une existence incidente à tout le reste de la Création, et ne pèsent guère plus qu'une fleur; ils sont pour ainsi dire corollaires aux corolles...

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