samedi, 10 novembre 2007

L'EFFET HAÏKU

D'Hélène LECLERC (haïkiste canadienne): "Saisir l'instant, c'est attraper un papillon en vol. L'art du haïku est de le relacher sous forme de mots et de le voir s'envoler de nouveau."

samedi, 27 octobre 2007

HAÏKU de la GARE

Merles sautillants et grafitis trentenaires Le train en panne

jeudi, 30 novembre 2006

BORGES et KYOSHI: l'art de lire



Borgés prétendait que la lecture est un art supérieur à l'écriture. En effet, il ne voyait l'écriture que comme un réemploi des écrits précédents.
Au Japon, KYOSHI avait une vision similaire. A propos des "kukaï", assemblées de poètes au cours desquelles les haïkus sont classés et débattus sous couvert d'anonymat, il indiquait que choisir un bon haïku était aussi important que l'écrire.


mercredi, 15 novembre 2006

Haïku du carembar

"Blagues tordantes"
sur le paier du carembar
Aïe! mon estomac... 

dimanche, 29 octobre 2006

Ephéméride

Veille de Toussaint

Se pose une mouche grise

sur l'éphéméride

mercredi, 30 août 2006

Haïku de pub

Un fer à cheval
fixé sur la boîte aux lettres
Pas de pub merci


dimanche, 20 août 2006

Haïku du sudoku

Le 8h17
Un crayon et un stylo
pour le sudoku 

jeudi, 17 août 2006

Haïku du petit-déjeuner

Sept vitamines
sur le paquet de cornflakes
Matinée d'été

lundi, 10 juillet 2006

Carton

Dans le kiosque
cent photos d'un carton rouge
Lune de juillet 

samedi, 08 juillet 2006

Avec le vent

Abbas KIAROSTAMI est de ces artistes qui font envie, à force de polyvalence.
Arrivé au cinéma par le soupirail du graphisme pour génériques, il oeuvre aussi dans les domaines de la photographie et de la peinture.
Et de la poésie. "Avec le Vent" (ed. POL, trad. N.Tajadod et J.Cl.Carrière, ISBN 2-86744-889-1) adopte le style contemplatif de ses autres modes de création.
Et, bien que nourri de culture persane, c'est vers le genre "haïku" que s'est tourné KIAROSTAMI pour ce recueil de poèmes délibérément minimaux. Sans le souci de la métrique et des codes utilisés par les vénérables maîtres japonais, il en exploite néanmoins l'esprit avec des images peuplées de nonnes, de mendiants, de chiens errants, et des pierres rencontrées au bord du chemin.

Le vent du printemps
feuillette le cahier de devoirs

un enfant endormi
sur ses petites mains

-

Le corbeau noir
se regarde étonné
dans le champ couvert de neige

-

Le chien, assis, guette
au bout de la rue
le mendiant nouveau venu

-



C'est l'oeuvre d'un poète de la route, d'une platitude assumée, mais débouchant sur de subites  illuminations, libérées de toute cérébration.
L'heureux homme...