Comment reconnaître un poète de retour de Durcet?
À sa pile de bouquins...
... et impossible de lui piquer son bureau!
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Comment reconnaître un poète de retour de Durcet?
À sa pile de bouquins...
... et impossible de lui piquer son bureau!
Dans le n°15 de la revue N4728, Jean-Pierre SIMÉON en appelle à une pratique de la poésie moins craintive d'elle-même:
« ... sera-ce si sot d'affirmer qu'au sein des processus sociaux la poésie manifeste (pour ce qu'elle est, non ce qu'elle dit), une objection aux usages détériorés de la langue, qu'elle indique le chemin d'une émancipation intellectuelle et affective possible dans et par la langue, qu'elle est l'éloge inconfortable de la complexité dans la saisie du réel, et que par la radicalité même de sa prise de parole qui cherche, même maladroitement, une vérité nue, elle suscite chez qui la rencontre un sursaut de conscience? Nous n'aurions plus rien d'humain si le langage en nous devenait tout à fait servile, disait Bataille. Voilà la fonction du poète telle que son urgence se définit aujourd'hui: donner les preuves d'une liberté sans compromis dans le langage pour préserver l'humain - puisqu'aujourd'hui, par mille canaux sophistiqués, un langage servile pénètre en nous, qui sature la conscience de sens impératifs. »
En gras, ce qui provoque en moi une revancharde jubilation (privilège du blogueur, jubilant d'autant plus que cette note est la 300ème, écrite Sur du Vent).
"C’est la poésie qui vous tient par la main, le temps d’un poème. Le poète n’existe pas. Car il n’a aucun pouvoir sur la poésie. (Un sabotier mérite d’être appelé sabotier en ce qu’il a le pouvoir de faire des sabots quand il décide de se mettre à son établi.)"
(Paul de Roux, Au jour le jour, 3, Carnets 1985-1989, Ed. Le temps qu’il fait)
On peut aussi, au contraire, voir le poète comme un artisan consciencieux.
Et dès lors, la grâce, l'inspiration s'évanouissent. Ne reste que le labeur.
Et ce n'est plus la poésie qui prend le poète sur son aile, mais l'homme qui se fait, en même temps que son oeuvre.
Tout d'abord, il faut se rendre ici: http://www.la-bibliotheque.com/poesie/homepage.htm
puis, franchir les deux portes d'"entrée", et se laisser flâner en toute poésie.
Une initiative esthétique et pédagogique à continuer d'enrichir, pour attirer de nouveaux publics à l'art poétique, et faire faire un pas de côté aux déjà convaincus.
poésie: n.f., sans majuscule à l'initiale, de préférence.
Extraction artisanale de textes, obtenue en détournant le langage de son usage ordinaire.
La poésie pour enfants, comme genre littéraire (et éditorial), partage le même gros défaut que le rap: son principal ressort est basé sur des procédés répétitifs et un peu lourdauds tels que rime, assonances, allitérations...
De là à tirer des conclusions sur l'âge mental des amateurs de rap...
De Prévert, sous les flon-flons de la fête foraine:
Heureux le limonaire
Hurlant dans la poussière
De sa voix de citron
Un refrain populaire
Sans rime ni raison
Tandis que l'orgue de Barbarie, c'est bien connu, chante d'une voix de figue.
A quoi tient la poésie...
Paul VALERY, en préface d'un ouvrage confidentiel de 1924, présentant 1000 ans de poésie japonaise:
"Les poètes de l’Extrême-Orient semblent passés maîtres dans l’art de réduire à son essence le plaisir infini d’être ému."