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Sur du vent - Page 258

  • CHACUN son JARDIN

     

     

    Pique et gratte
    sur la terre grise et sèche
    on s'agite on s'affaire
    on porte des seaux pleins d'eau
    on s'éreinte à la bêche

    chez Madame Potage et Monsieur Potager

    tandis qu'on ne court
    de ce côté-ci
    des pommiers en fleurs
    qu'après rires et ballons
    les pieds nus sur le liseron

     

    jardin,potager

     

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  • TOTOR, T'AS TORT !

     

     

    Puisque c'est la Saint Hugues, et qui plus est le 1er avril, faisons un peu sa fête à HUGO :

     

    Hugo est un intense et grouillant moment de la culture en éventail du XIXème siècle, non une marche effective de la connaissance poétique de ce siècle. Obèse auguste, c'est le grand réussi des insensés, ou inversement. Sur sa silhouette géante, on baye, on admire, on pouffe, on se fâche, on tempête, on se déclare pour la pantomime. Tant de fatuité roublarde frappe de consternation.

     

    René CHAR.

     

    Si l'on prend deux ou trois pages de ce grand poète et si on les étudie avec attention, que de déchets! quelle charpie ! quel remplissage ! Ce vers par exemple composé de quatre adjectifs identiques :
    L'innocente blancheur des neiges vénérables
    Quelle diminution de la qualité et de la densité !

     

    Paul CLAUDEL, Réflexions sur la poésie, Gallimard, 1963.

     

     

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  • Marie-Ange SEBASTI au VENT du SOIR

     

    jour,couchant,voile,marie-ange sebasti

     

     

    Une bourrasque achève d'effriter
    les fortifications du jour

    Dans le couchant
    une voile latine
    reconstruit l'horizon

    Marie-Ange SEBASTI, revue Autre Sud n° 43, Décembre 2008.

     

     

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  • HOMME-TRONC

     

     

    Non, chère âme, à la vie immortelle n'aspire pas, mais épuise le champ du possible.

    Pindare, Pythique III.

    arbre,châtaigner,

    - Chérie, i's'ont tout emmêlé l'ADSL ! On est sur Biloba !... 

     

     

     

     

     

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  • NATURE, JE VOUS BROUTE

     


    La nature, malgré ses sautes d'humeur qui font rire jaune, nous rappelle qu'elle sait aussi parfois faire de bonnes blagues...

     

    nature,cheval,


     

     

     

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  • ESSAI de TRANSFORMATION

     

     

    Ceci n'est pas une pipe.

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    Ni une oeuvre de Piet MONDRIAN attestant l'existence d'une période orange jusqu'alors insoupçonnée, ni une prise de vue par Google Earth du court central de ROLAND-GARROS destinée à apprécier la trace laissée par un service litigieux de Roger FEDERER.

    Ceci est un essai de dilution de peinture pour une application prochaine aux murs de ma chambre.
    L'épisode précédent ne sera bientôt plus qu'un lointain souvenir.

    C'est fou comme cette note ressemble à du Ah oui.
    Non ?

     

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  • CORNEMUSE (définition)

     

    serre-livres bleu petit.gif

    cornemuse, n.m. : préparation à base de céréales et de fruits séchés pour le petit-déjeuner, dont raffolent les écossais et comprenant des corn flakes et du müesli.

     

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  • Jacques JOUET PAPILLONNE

     

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    En bon oulipien, Jacques JOUET s'est livré à une riche étude sur le pantoum, poème d'origine malaise à forme fixe dans lequel certains vers se retrouvent de strophe en strophe.

    Et pourquoi ce titre ?











    Le papillon est, à l'évidence, l'animal fétiche de beaucoup de pantoums, surtout de la première moitié du XIXème siècle. Je vois ces papillons se poser sur les barreaux d'une échelle. Je ne sais pas si l'échelle que constitue éventuellement le poème monte ou descend. La lecture, le plus souvent descend. Alors, lecteur, toi qui descend l'échelle du pantoum, tu ne pourras manquer une observation toute simple : le barreau de l'échelle que tu as touché du pied, tu le retrouveras bientôt sous ta main. C'est le même barreau, puisque le vers est répété à l'identique, mais ce n'en est pas la même prise, la même perception, la même lecture. Il ne connaît pas la même proximité.


    Jacques JOUET, Échelle et Papillons, Architecture du verbe, Les Belles Lettres, 1998.

     

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    Sur cet escabeau, un peintre en bâtiment s'est efforcé en vain de donner à ses taches la forme de papillons...

     

     

     

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