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Littérature - Page 31

  • Patrice DELBOURG : le PIF de la LANGUE

     

    En préface d'un recueil de Michel MERLEN, Patrice DELBOURG note :

    Peser sur le langage, c'est chercher querelle à sa généalogie, c'est faire descendre la chair dans les choses.


    Cela rappelle Claude NOUGARO, qui boxait les mots.

     

     

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  • UBU ne MANQUAIT pas d'"R"


    André de FOUQUIÈRES a publié Cinquante ans de panache.

    Le titre de l'opuscule, redoublé de la particule, renseigne assez sur le personnage...


    Interrogé malicieusement sur l'usage du mot « merdre » par le Père Ubu, il opposait vivement:

    1. « merde », qui selon lui appartient à l'histoire (Cambronne), et dessine une ligne droite,
    2. « merdre », qui est déplaisant, dépourvu de sens, est plus laid, et dessine un labyrinthe.


    Édifiant, cornegidouille !


     

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  • FLAUBERT et la BÊTISE (rediffusion de l'été)

     


    On trouve dans la correspondance de Gustave FLAUBERT une lettre dans laquelle il moque avec vigueur une dame qui rendait régulièrement visite à ses parents, proférant force inepties.

    Il avertit alors qu'il projette d'en collecter le flux pour en faire un livre recensant tous les possibles de la bêtise humaine.

    Bouvard et Pécuchet pointaient ainsi leur nez. Le petit Gustave avait dix ans.


     

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  • Un TRAIT PERSAN

     


    Littéralement "rose et vin", l'expression persane "gol-o mol" résume ce que le monde peut offrir de plus désirable. On apprécie que ce bouquet se présente ainsi à l'oeil, avec tant de rondeurs.


     

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  • Nicolas BOUVIER : l'USAGE de la LANGUE (rediffusion de l'été)


    Nicolas Bouvier a bâti sa vie littéraire sur l'écume d'un ancien voyage.

    Son écriture alliait la précision et l'humilité de l'entomologiste. Et en l'écoutant, on était saisi par cette rigueur, qu'il manifestait également à l'oral. Amplifiée encore à la fin de sa vie, par la fixité de son regard.


    Il semble que ce genre de perfection - qui n'est pas l'apanage des écrivains - émane d'une réceptivité au présent, d'une indéboulonnable attention à l'instant, même quand il n'est que l'écho fatigué d'une expérience lointaine.

    Nicolas Bouvier n'a pas raconté son périple: il en a relevé les traces, demeurées présentes, au moment de sa relation.


     

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  • JARRY FAIT l'ÂNE


    Alfred JARRY attribuait aux Chinois cette vision de la bicyclette :


    petit mulet que l'on conduit par les oreilles en le bourrant de coups de pieds.


     

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  • SECONDE CLASSE UBU


    Selon Alfred JARRY, qui y a souffert d'un déficit de taille et d'un excédent d'intelligence,

    les hôpitaux militaires sont les plus gais des bâtiments militaires, parce qu'il y a très peu d'uniformes dedans.


     

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  • Françoise ASCAL : FRAGMENTS pour la MORGUE


    Fragments de proses rêvant de souffle, vous êtes d'aimables petits morts sagement rangés sous votre chemise cartonnée. Je vous palpe, vous soupèse, vous dégraisse, vous maquille : toilette pour la morgue. Jamais le vent ne vous fera frémir. Et si la rage au coeur je vous malmène, aucune lettre pour me crever les yeux. Sans mots pourtant pas de salut. Le muet qui m'habite veut ma peau.

    Françoise ASCAL, À ciel ouvert, in N4728 n°16.

     

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