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père

  • Les CONSCIENCES selon Italo CALVINO

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    Au début, le père Sulpicio ne flaira pas le danger. Il faut dire qu'il n'était pas très finaud, et resté trop longtemps à l'écart de ses supérieurs hiérarchiques, il n'était plus trop au courant de tous les venins qui peuvent empoisonner les consciences.

     

    Italo CALVINO, Le baron perché, 1957 (trad. M. Rueff, Folio 2018)

     

     

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  • Rania MEZIANI et la FUREUR de LIRE

    Le père ça le rendait violent de nous voir lire. C'était l'impuissance devant l'image de l'enfant, le corps de l'enfant immobile. Penché en silence vers l'objet où le père lui, ne voit que motifs et tracés. Ça le dépassait parce que ce qu'il voyait c'était le petit être issu de lui, totalement étranger, maintenant. Monstrueusement nourri de l'intérieur par les lignes, grossi depuis l'intérieur seulement.

     

    Rania MEZIANI, Le père ça le rendait violent, L'Impossible n° 1.

     

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  • Nora BOSSONG FACE à son PÈRE


    Derrière les montagnes



    Derrière les montagnes

    mon père chantait la chanson

    du cygne mourant,

    du moulin qui fait tic-tac,

    et aussi de la mine.


    Il avait sur la langue

    l'haleine du buveur,

    son coup de cil cliquetait comme

    un verre d'eau-de-vie sur la pierre.


    La mine, c'était sa bouche,

    et le moulin faisait tic-tac

    dans son larynx

    et le cygne se mourait déjà

    dans ses poumons.


    Il aimait chanter, mon père.

    Sa voix résonnait loin sur la plaine.


    Nora BOSSONG, Décharge n°142, Trad. Rüdiger FISCHER).


    Que ce soit par sa bonté, son haleine, son absence, sa rigueur, ses coups, un père marque toujours.


     

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