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Henri MESCHONNIC

  • Des TRACES d'HENRI MESCHONNIC

     

     

    mais nous

    ne faisons que suivre

    des traces

    nous-mêmes ne sommes

    que des traces

    de la vie

    c'est pourquoi il nous faut tant

    nous tenir pour ne pas nous perdre

    tant entendre ce qu'on dit

    sans savoir

    tant voir ce qu'on

    cotoie sans le voir et moins

    on reconnaît l'invisible

    plus on devient invisible

     

    Henri MESCHONNIC, Je n'ai pas tout entendu, Dumerchez, 2000.

     

     

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  • Henri MESCHONNIC au JARDIN

     

     

    nous marchons dans un jardin

    sa saison

    est toute en nous

    les oiseaux savent

    qu'ils ne doivent pas redire

    nos paroles

    nous sommes de la même substance

    cette substance

    fait notre histoire

     

    Henri MESCHONNIC, Je n'ai pas toit entendu, Dumerchez, 2000.

     

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  • Henri MESCHONNIC : par la FENÊTRE

    je ne savais pas que la fenêtre
    ouvrait le monde
    ouvrait mon corps au monde
    que la fenêtre était une
    telle joie
    que tout mon corps
    en est la reconnaissance
    où il n’y a plus de différence
    entre les yeux fermés 
    et les yeux ouverts

                                             
    Henri MESCHONNIC, L’Obscur travaille, Arfuyen, 2011


     

    fenêtre,colmar,

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  • C'EST de l'HEBREU

    Poète, Henri MESCHONNIC apporte un éclairage original sur la lecture de la Bible.
    Les traductions les plus usuelles commettent toutes à ses yeux le même péché: passer la pensée hébraïque au laminoir de la philosophie grecque, et à la moulinette chrétienne.

    Egalement philosophe, il recourt au concept d'essentialisme, écrasant selon lui les particularités du nominalisme hébraïque.
    Un exemple: le grec "physis" (la vie) s'est substitué à l'hébreu "haïm" (les vivants).

    Là où les Hébreux voient des manifestations, les Grecs et leurs héritiers pointent un principe.

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