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Poésie

  • Jean-Claude PINSON Y EST

    grooms,livrée,

     

    ...

    Niagara de sons pour tâcher d'

    Y être de façon majuscule

     

    y suis-je, c'est le genre de question-poignard qu'évidemment on se retourne contre soi tout au long de l'existence. En temps de crise spécialement

    ...

     

    Jean-Claude PINSON, Free Jazz, Joca seria, 2004

     

     

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  • L'EXISTENCE selon Malcolm LOWRY

    tricolore,rouge,gris,noir,

     

    Nulle route de l'existence n'inspire tant la terreur

    Par sa longueur aveugle, qui va de l'éternité à l'éternité

    Et à l'âme, que la fatale qualité d'un cœur

    Replié sur lui-même dans la glace de ses erreurs.

    ...

     

    Malcolm LOWRY, Un phare appelle à lui la tempête, Trad. J.Darras, Denoël, 2005

     

     

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  • Les YEUX selon Alejandra PIZARNIK

    oeil,pomme,trognon,

     

    Seulement signe

     

    O allume

    tes yeux

    de la couleur de naître

     

    Alejandra PIZARNIK, Œuvre poétique, Actes Sud, trad. Silvia Baron Supervielle, 2005

     

     

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  • Emmanuel HOCQUARD et les MOTS

    froid,vert,céramique,

     

    ...

    Nous avons tout ce temps pour nous.

    Tout le temps de peser nos phrases, car la venue du froid

    n'est pas en elle-même un événement.

    Les anciens mots conviennent aux situations nouvelles

    et les vieux commentaires nous serviront bien encore cet hiver.

    User des mêmes mots sera notre manière

    de nous taire sans avoir l'air de laisser mourir

    la conversation.

    ...

     

    Emmanuel HOCQUARD, Les élégies, POL, 1990

     

     

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  • Le POÈME selon Alejandra PIZARNIK

    porte,grenier,,

     

    ...

    Si seulement je pouvais ne vivre qu'en extase, façonnant le corps du poème avec mon corps, rachetant chaque phrase avec mes jours et mes semaines, insufflant dans le poème mon souffle alors que chaque lettre de chaque mot a été immolée dans les cérémonies du vivre.

     

    Alejandra PIZARNIK, Œuvre poétique, Actes Sud, trad. Silvia Baron Supervielle, 2005

     

     

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  • Alejandra PIZARNIK dans l'ABANDON

    pierre,blanc,

     

    Un abandon en suspens.

    Nul n'est visible sur terre.

    Seule la musique du sang

    assure résidence

    dans un lieu si ouvert.

     

    Alejandra PIZARNIK, Œuvre poétique, Actes Sud, trad. Claude Couffon, 2005

     

     

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  • Le VISAGE selon Alejandra PIZARNIK

    terre cuite,visage,enfant,

     

    Couvre le souvenir de ton visage avec le masque de celle que tu seras et effraie l'enfant que tu as été.

     

    Alejandra PIZARNIK, Œuvre poétique, Actes Sud, trad. Claude Couffon, 2005

     

     

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  • Alejandra PIZARNIK en BÂTEAU

    terre cuite,femme,

     

    expliquer avec des mots de ce monde

    qu'un bâteau est parti de moi en m'emportant

     

    Alejandra PIZARNIK, Œuvre poétique, Actes Sud, trad. Claude Couffon, 2005

     

     

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