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silence - Page 2

  • Philippe SOUPAULT : SUPPLIQUE pour ÊTRE FOUTU à la MER

    Foutez moi à la mer

    mes amis

    mes amis quand je mourrai

    Ce n'est pas qu'elle soit belle

    et qu'elle me plaise tant

    mais elle refuse les traces

    les saletés les croix les bannières

    Elle est le vrai

    silence et la vraie solitude

    ...

     

    Philippe SOUPAULT, Sang Joie Tempête, 1937.

    mer,

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  • Les ÉLECTEURS PARLENT aux ÉLECTEURS

    Pendant les quelques heures qui nous séparent du scrutin, Sur du Vent s'astreint au silence, afin de ne favoriser aucune girouette.

     

    Vous pourrez cependant recevoir des tweets à base de goulash, de flan ou d'omelette norvégienne éventuellement à la sauce béarnaise.

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  • Jacques DUPIN et le ROSSIGNOL

     

     

    Lui, le rossignol, une nuit de mai, la perfection de son chant me tient en éveil, et me comble, et finit de me persuader de ne plus écrire, - ou de m'obstiner follement à écrire, l'une et l'autre, pour lui, allant de soi, étant ressaisis par son chant, relancés par sa folie, le jaillissement de sa gorge touchant le silence...

     

    Jacques DUPIN, Echancré, POL, 1991.

     

     

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  • Bernard JACOBIAK : la VOIE des MOTS tout SIMPLES

     

     

    Une tristesse noire

    en ta voix

    va laisser transparaître

    l'espoir

    dont un bouquet respire

    le parfum.

     

    Tu arroses les fleurs.

     

    Tu entends le silence

    et le forces à tenter

    la voie des mots tout simples.

     

    Tu ferais raconter leurs nuits, aux tournesols.

     

    Bernard JACOBIAK, Revue Multiples n° 78.

     

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  • Fred JOHNSTON : le FOND de la NUIT


    À minuit sur la rue du solstice


    Donne-moi ta main, le verglas est dangereux

    les voitures boitent et la nuit est noire comme le chagrin :

    nous pouvons mourir, par hasard, sur le miroir étoilé,

    sous un ciel rouge-noir, et soyeux comme la peau de ma bite -

    je suppose que le silence stident dans la rue est

    le bruit fait par la neige qui tombe sur les toits musclés,

    le lait gelé dans les bouteilles, des petites langues blanches

    qui avancent, explorent le visage d'hiver, la Négresse,

    Reine de la Lune ; au lit, tes cuisses sous mes doigts

    sont froides au toucher.


    Fred JOHNSTON, revue N4728 n° 17, janvier 2010.


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  • OLIVIER de PIERREBOURG : un SILENCE de CORNE


    Le silence seul parle


    Par silence j'entends ce qui sourd de moi nécessairement, mots, phrases, dégagés du souci de se faire entendre, mots ou phrases détachés de l'envie de se faire aimer, du désir de jouer quelque personnage que ce soit. Tel souci, envie, désir, est un pervertisseur du langage. Bien sûr je ne suis pas idiot au point de penser que j'écrirais pour moi seul, qu'une très ancienne tentation de surpasser mon père n'a pas trouvé là son truchement, et que je n'écrirais pas pour que les yeux des femmes et des hommes brillent lorsqu'ils me regardent. Mais si le prix de mon effort est l'accomplissement de cela qu'au moins j'ai comme Rimbaud dans la Corne de l'Afrique pesé l'or sur une balance exacte.


    Olivier de PIERREBOURG, revue N4728 n° 17 janvier 2010.


     

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  • Le BOULANGER et la CHALEUR

     

    Si l'Assomption est une désincarnation de la Vierge, la torpeur quant à elle s'incarne à la perfection dans le 15 août...


    Retouche à la torpeur


    l'empereur a passé la revue des fenêtres

    et dort et son cheval sous lui

    leur bronze écrase la grand-place


    dans l'été vide

    le silence en point d'orgue

    a pris l'emblème d'un heurtoir de cuivre


    Daniel BOULANGER, Fenêtre mon navire, Grasset, 2008.


     

     

     

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  • Daniel BOULANGER, POÈTE 3 ÉTOILES


    Célébrons nous aussi le firmament, puisque la Nuit des Étoiles nous y invite, ainsi que la rêverie propre au creux de l'été, et peut-être aussi la délicatesse des nuages:


    retouche aux étoiles


    braille de l'âme


    leur silence est subtil et rappelle

    le mûrissement d'un verger


    soudaine et dans le bas

    l'effraie


    Daniel BOULANGER, À quatre épingles, Grasset, 2002.

     

     

     

     

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