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  • Philippe SOUPAULT : SUPPLIQUE pour ÊTRE FOUTU à la MER

    Foutez moi à la mer

    mes amis

    mes amis quand je mourrai

    Ce n'est pas qu'elle soit belle

    et qu'elle me plaise tant

    mais elle refuse les traces

    les saletés les croix les bannières

    Elle est le vrai

    silence et la vraie solitude

    ...

     

    Philippe SOUPAULT, Sang Joie Tempête, 1937.

    mer,

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  • Philippe SOUPAULT : POÈME à BOIRE

     

     

    À boire

     

    Si le monde était un gâteau

    La mer de l'encre noire

    Et tous les arbres des lampadaires

    Qu'est-ce qui nous resterait à boire

     

    Philippe SOUPAULT, Chansons, 1921.

     

    En ces périodes de bombances, la question est moins surréaliste qu'existentielle...

     

     

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  • BERNADOU : les PLUMES des HOMMES


    Lu dans Décharge n° 144 un dossier sur Pierre-Marie BERNADOU où il est beaucoup question de mer et d'îles...


    Mouettes : le rire des rochers.

    Vivre à leurs nids, oiseaux sauvés de nos nausées noires. Et rire enfin, rire comme jamais. De l'hargneuse volonté des vagues et du prétentieux orgueil des falaises. Rire des hommes surtout, de leurs pauvres yeux qui ne vont pas assez haut, des plumes qu'ils se donnent le temps d'un amour.

    Des plumes qu'ils nous volent. Le temps d'un poème.


    Pierre-Marie BERNADOU, Littorales, Texture, 1987.


     

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  • FACE à la MÉDITERRANÉE


    D'un séjour en Algérie, Serge WELLENS a rapporté cette puissante évocation:


    UN SOIR EN BARBARIE


    Le vent courant jouait de l'orgue

    Dans les figuiers de Barbarie

    La mer trinquait à notre table

    Puis s'en allait à reculons

    En nous faisant de révérences


    La lune venait boire à ta bouche

    Comme à la fraîcheur d'un puits

    Notre amitié portait le nom

    Intraduisible des fontaines.

     

     


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  • Un PETIT AIR de VACANCES


    retouche à l'été


    la mer dort sur le ventre

    un cap serre le poing

    et tient le ciel en éventail


    Daniel BOULANGER (Fenêtre Mon Navire, Grasset 2008)



     

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  • Le BLEU de la MORT



    "La mort, cette tache de naissance, poussait plus ou moins vite chez chacun d'entre nous.
    Et là-haut, dans les montagnes, le bleu de la mer a rattrapé le ciel."

    Tomas TRANSTRÖMER.

    On voit cette mort glaçante, faisant glisser son ombre pour gagner les monts abandonnés du ciel.




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