
C'était l'heure où les senteurs de la nuit commencent à dire aux humains que la vie est mince comme un cheveu.
Sony LABOU TANSI, Le commencement des douleurs, Seuil, 1995
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C'était l'heure où les senteurs de la nuit commencent à dire aux humains que la vie est mince comme un cheveu.
Sony LABOU TANSI, Le commencement des douleurs, Seuil, 1995

Comment lui dire que de sourds ressorts se détendent dès que les trains recommencent à rouler ; comment lui expliquer que la paix rend l'homme fou, que les femmes se mettent brusquement à fumer, les idiots à faire de la politique, les rêveurs à s'ébranler ?
Je luis dis :
"J'ai voulu connaître d'autres cieux, me rapprocher du foyer où se font les échanges humains ; j'en ai longtemps été empêché par la guerre. Sitôt que j'ai vu l'ouverture, j'ai filé.
Antoine BLONDIN, L'humeur vagabonde, La table ronde, 1955

Nous avions commencé à trinquer, nous qui, depuis toujours, avions regardé le soleil se lever et se coucher tous les jours aux mêmes endroits.
Sony LABOU TANSI, Le commencement des douleurs, Seuil, 1995

Non, je n'irai pas à la ligne. Le texte doit continuer d'un seul tenant, bloc d'opacités dissimulant toutes les extensions, les contractions, les dilatations des temps, des paroles, des lieux, des silences. Non, je n'irai pas à la ligne pour indiquer le suspens, la pause, le hoquet, le saut. J'exige un fondu-enchaîné interrompu entre le là-bas d'autrefois et le ici de maintenant.
Dominique ROLIN, L'infini chez soi, Denoël, 1980.

La vie n'existe pas davantage que le temps. La survie est la seule réalité de ce monde.
Dominique ROLIN, L'infini chez soi, Denoël, 1980.

Par le poème, l'homme manifeste son accord avec l'être, et la rime et le rythme sont les moyens les plus brutaux de cet accord. Et la révolution qui vient de triompher n'a-t-elle pas besoin d'une affirmation brutale de l'ordre nouveau et, partant, d'une poésie pleine de rimes ?
Milan KUNDERA, La vie est ailleurs, trad. Fr.Kérel, Gallimard, 1973

Chaque angle nouveau multiplie le monde par lui-même.
Germaine KRULL, Études de nu, Calavas, 1930

Hécaton et Apollonius de Tyr, dans le premier livre "Sur Zénon", racontent qu'il demanda à l'oracle à quoi il était préférable qu'il occupât sa vie, et que le dieu lui répondit : "en devenant de la couleurs des morts" ; il comprit et lut les auteurs anciens.
Diogène Laërce, in Les stoïciens, Tel - Gallimard, 1962.