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  • POESIE FUGITIVE

    "La grande poésie peut être nécessairement actuelle, de circonstances... elle peut donc être fugitive."

    Robert DESNOS, Réflexions sur la Poésie, 1944.


    Le lecteur, le poète peuvent la laisser s'enfouir.

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  • PROSPECTUS

    En 1919, Robert DESNOS publiait Prospectus, un recueil de poèmes fait du recyclage de formules publicitaires, ou d'inscriptions entr'aperçues dans la rue: "cuisine bourgeoise", "il faut laisser des arrhes", "entrez sans frapper"...

    Détournant l'une de ces formules, il conclut ainsi un poème:

    A la porte d'un hôtel meublé
    un écriteau était collé:
    ICI ON PEUT APPORTER SON AMOUR.

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  • Sans QUEUE ni TÊTE

    Le prénom LOUIS serait dérivé de CLOVIS.
    En effet, il proviendrait de la troncation par les premiers rois Louis du C initial: CLOVIS - C = LOVIS = LOUIS (CQFD). Cette opération linguistique traduisait leur déférence vis à vis de leur illustre prédécesseur.
    Il est à noter que la papes dénommés PIE ont usé du même stratagème, par égard pour le saint fondateur de l'Eglise, PIERRE.

    On remarque alors avec stupeur que les rois s'amputent volontiers par la tête, tandis que les papes se délestent plus facilement de leur queue.

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  • La LITTERATURE EST UN PLAT...

    On trouve dans la correspondance de Gustave FLAUBERT une lettre dans laquelle il moque avec vigueur une dame qui rendait régulièrement visite à ses parents, proférant force inepties.

    Il avertit alors qu'il projette d'en collecter le flux pour en faire un livre recensant tous les possibles de la bêtise humaine.

    Bouvard et Pécuchet pointaient ainsi leur nez. Le petit Gustave avait dix ans.

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  • FLOT BERBERE

    Gustave FLAUBERT a ramené de son voyage en Egypte la description des dromadaires qui l'ont tant charmé, par leur démarche légère, comme flottant sur des nuages. Il les compare à des navires.

    Peut-être est-ce la naissance de l'expression "vaisseau du désert"...
    Mais peut-être pas: après tout, il n'est pas non plus le père de la phrase "Madame Bovary, c'est moi!".

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  • Le MAL de CAVE

    Dans "Le rêve dans une cave", Robert DESNOS fait valser les mots, les idées, les pensées, dans un bouleversant chavirement...

    D'un flacon brisé, monte l'odeur d'un vin. En ces parages une araignée se balance. Elle évoque une frégate, à sa proue une sirène la voue aux crocs des araignées, et ses voiles dans la nuit à présent convoquent une lavandière blanchissant les chemises, cependant que dans les boyaux gargouille de l'eau et qu'un proscrit songe au réconfort d'un lit.

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  • L'EFFET HAÏKU

    D'Hélène LECLERC (haïkiste canadienne): "Saisir l'instant, c'est attraper un papillon en vol. L'art du haïku est de le relacher sous forme de mots et de le voir s'envoler de nouveau."

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  • BAUDELAIRE du TEMPS

    En choisissant un mot anglais, pour définir l’humeur spéciale de l’homme moderne étouffé par son environnement, Charles BAUDELAIRE ne s’y est pas trompé. Son «spleen», outre la rate sécrétant la bile noire, évoque aussi bien la sombre et industrieuse Londres, que l’Amérique de la foule passante et des bruits mécaniques. Comme aujourd’hui, la langue anglaise est choisie pour résumer la modernité. Ce spleen remplace la «vapeur» des siècles précédents, trop connotée d’oisiveté aristocratique ou de langueur féminine.

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