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Sur du vent

  • Giuseppe UNGARETTI et la POÉSIE en TROIS POINTS

    épouvantail,

     

    Voilà trois points d'acquis : la poésie appartient à tous ; elle naît d'une expérience strictement personnelle ; elle doit donc, dans sa forme, porter la marque distinctive de l'individualité de son auteur, tout en gardant ces caractères d'anonymat par lesquels elle est poésie, et ne reste à personne étrangère.

     

    Giuseppe UNGARETTI, in Habiter poétiquement le monde, Poesis, 2020

     

     

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  • Jean COCTEAU, IDÉE et POÉSIE

    fleur,plastique,

     

    La poésie cesse à l'idée. Toute idée la tue. La poésie est elle-même une idée, elle ne saurait en exprimer une sans devenir poétique, c'est-à-dire sans s'anéantir.

     

    Jean COCTEAU, in Habiter poétiquement le monde, Poesis, 2020

     

     

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  • Pierre REVERDY, CHOSES et HOMMES

    fleurs,bac,

     

    La poésie n'est pas dans les choses - à la manière où la couleur et l'odeur sont dans la rose et en émanent - elle est dans l'homme, uniquement, et c'est lui qui en charge les choses, en s'en servant pour s'exprimer. Elle est un besoin et une faculté, une nécessité de la condition de l'homme - l'une des plus déterminantes de son destin. Elle est une propriété de sentir et un mode de penser.

     

    Pierre REVERDY, in Habiter poétiquement le monde, Poesis, 2020

     

     

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  • René CHAR, PREUVES et AVENIR

    alsave,girouette,flûte,

     

    À chaque effondrement des preuves le poète répond par une salve d'avenir.

     

    René CHAR, in Habiter poétiquement le monde, Poesis, 2020

     

     

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  • L'HÉBREU selon Pascal BACQUÉ

    rose,éclosion,

     

    La Torah est étrangère à la langue française parce qu'elle parle une langue en bouton, quand la langue française, elle, est comme le latin une langue éclose. Une phrase française ou latine sont ce qu'elles disent ; une phrase hébraïque est ce qu'elle va dire. L'hébreu est bref, parce qu'en lui, l'acte de dire, comme celui de lire, est suivi d'un mouvement dans la pensée, tout semblable à cette force qui, dans les cellules florales, ouvre le bouton et déploie la fleur. Chaque énoncé en hébreu de Torah, promesse de son enseignement (ou, pour filer la métaphore, jet en avant du projet) est un acte suivi d'effet ; l'effet se propage, comme une onde, car il est cette onde, tandis que dans la langue éclose, tout le mouvement est déjà déployé.

     

    Pascal BACQUÉ, Doubles, Treize poèmes de la Torah, Éliott, 2025

     

     

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  • Louis ARAGON et MERVEILLEUX

    fresque,rivière,reflet,

     

    La réalité est l'absence apparente de contradiction.

    Le merveilleux, c'est la contradiction qui apparaît dans le réel.

    L'amour est un état de confusion du réel et du merveilleux. Dans cet état, les contradictions de l'être apparaissent comme réellement essentielles à l'être.

     

    Louis ARAGON, Le paysan de Paris, Gallimard, 1926

     

     

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  • L'INCONNAISSABLE selon Louis ARAGON

    papillon,ailes,céramique,

     

    Les hommes vivent les yeux fermés au milieu des précipices magiques. Ils manient innocemment des symboles noirs, leurs lèvres ignorantes répètent sans le savoir des incantations terribles, des formules pareilles à des revolvers. Il y a de quoi frémir à voir une famille bourgeoise qui prend son café au lait du matin, sans remarquer l'inconnaissable qui transparaît dans les carreaux rouges et blancs de la nappe.

     

    Louis ARAGON, Le paysan de Paris, Gallimard, 1926

     

     

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  • Les LANGUES selon Annie LE BRUN

    cairn,

     

    Sous le velours exalté des langues, le luxe barbare des muqueuses.

    Annie LE BRUN, Ombre pour ombre, Gallimard, 2004

     

     

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