Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sur du vent

  • Louis ARAGON et MERVEILLEUX

    fresque,rivière,reflet,

     

    La réalité est l'absence apparente de contradiction.

    Le merveilleux, c'est la contradiction qui apparaît dans le réel.

    L'amour est un état de confusion du réel et du merveilleux. Dans cet état, les contradictions de l'être apparaissent comme réellement essentielles à l'être.

     

    Louis ARAGON, Le paysan de Paris, Gallimard, 1926

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • L'INCONNAISSABLE selon Louis ARAGON

    papillon,ailes,céramique,

     

    Les hommes vivent les yeux fermés au milieu des précipices magiques. Ils manient innocemment des symboles noirs, leurs lèvres ignorantes répètent sans le savoir des incantations terribles, des formules pareilles à des revolvers. Il y a de quoi frémir à voir une famille bourgeoise qui prend son café au lait du matin, sans remarquer l'inconnaissable qui transparaît dans les carreaux rouges et blancs de la nappe.

     

    Louis ARAGON, Le paysan de Paris, Gallimard, 1926

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Les LANGUES selon Annie LE BRUN

    cairn,

     

    Sous le velours exalté des langues, le luxe barbare des muqueuses.

    Annie LE BRUN, Ombre pour ombre, Gallimard, 2004

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Hermann HESSE et la VÉRITÉ

    phare,lumière,

     

    Quand, dans les conflits des intérêts et des mots d'ordre, la vérité est en danger d'être dévaluée, défigurée et violentée comme l'individu, la langue, les arts, comme toute création organique et le fruit subtil de toute haute culture, alors notre unique devoir est de résister et de sauver la vérité, je veux dire sa recherche, comme article suprême de notre foi.

     

    Hermann HESSE, Le jeu des perles de verre, trad. J. Martin, Calmann-Lévy, 1955

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Hermann HESSE et la SCIENCE

    phare,escalier,colimaçon,

     

    À ce moment-là, une idéologie belliciste sera aussi à la mode sans aucun doute ; elle s'emparera en particulier de la jeunesse : ce sera une philosophie à coups de slogans d'après laquelle les hommes de science et le savoir, le latin et les mathématiques, la culture et le culte de l'esprit n'auront plus le droit d'exister que dans la mesure où ils pourront servir les objectifs de guerre.

     

    Hermann HESSE, Le jeu des perles de verre, trad. J. Martin, Calmann-Lévy, 1955

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Annie LE BRUN : ICI J'AI BU l'EAU du SECRET

    feu,ciel,

     

    À la tempête près

    Rien n'est à sa place

    Des effilures de ténèbres

    Nous relient à la vie

    Des éclats de sens

    Dans la poitrine

    Nous voici

    Marcheurs translucides

    Dans les gousses du soir

    Le gibet de la neige

    Sur les épaules

    Du côté des sapins

    Les défenses rôdeuses

    Empennées de nonchalances obscures

    Dernier et inutile frôlement verbal

    La citadelle des gestes

    Vacille

    Au pied du mur

     

    C'est la terre ouverte

    La terre minutieuse

    La terre flagrante

    Avec ses massifs de luxuriance fongueuse

    Et ses falaises d'innocence

    Puis

    La grande allure

    Stridente

    Hurlante

    Assourdissante

    De vertiginaeux drapés de limpidité

    Trouvent la mort

    Dans le bouillonné de la vie

    D'une rive à l'autre

    Juste avant d disparaître

    Le jour et la nuit

    Ont jeté les caillebotis tremblés

    De leurs empires appâlis

     

    Enfin l'immense détour

    Hypnagogique

    Souverain

    Algide

    Sur des pilotis de disparition immédiate

     

    Ne nous dites rien

    Ne nous parlez plus

    Emmurée derrière les remparts du vent

    La démence

    Étalant ses ailes de sang givré

    Jusqu'au gouffre fluide

    De ma couronne de bruyère et de chèvrefeuille

    Emportée dans l'insoutenable luisance des nuages

    Tous les paradisiers de l'eau

    Nous encerclent

    En lambris d'écume

     

    Définitive

    Barbare

    Éblouie

    C'est la nudité déployée entre les racines du cœur.

     

    Annie LE BRUN, Ombre pour ombre, Gallimard, 2004

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Annie LE BRUN dans le PAYSAGE

    paysage,bleu,

     

    Bleu, bleu, bleu

    Le bruit du sang

    Contre les tempes du vent

    Les cheveux de la pluie

    Frappent un paysage sans visage

    Pâles et lointaines

    Les pages affolées

    Du livre des plaines

    S'ouvrent en éventails

    Entre lesquels la brume se pâme

    Et sans bruit

    Les roues du jour

    Broient les cartilages de la lumière

     

    Annie LE BRUN, Ombre pour ombre, Gallimard, 2004

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Les VOYAGES selon Annie LE BRUN

    buis,ciel,château,

     

    Vous êtes toujours libres de claquer les portières de vos paupières pour d'autres voyages.

     

    Annie LE BRUN, Ombre pour ombre, Gallimard, 2004

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent