Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

goût

  • EFFORT

    métal,croisillons,

     

    Un jour décidai que m'accrocherai, cœur vaillant manière de mollusque, sans que m'intimide l'ardeur de la tâche quelle qu'elle soit pourvu que gratuite, et comme telle vivrière suffisamment. Un goût ni sonnant ni trébuchant pour l'effort m'ouvrirait les labyrinthes de la pensée et de l'art, taillant impréparé dans les mots, sons et images, dans leurs noeuds et dans toute leur touffeur.

    Un goût pour l'effort.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Moi, Travaux domestiques ▶︎ 0 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • Robert DESNOS, C'EST le GOÛT

    Le goût est l'un ses cinq sens. Mais à vrai dire ceux qui prétendent en avoir sont fort peu sensuels. Le goût c'est le poncif. Il faut, pour créer, commencer par n'avoir pas de goût.
    [...]
    il y a un bon et un mauvais goût. Mais c'est là une classification pour gens du monde. Pour moi il ne saurait y avoir que le "déjà goûté" et le "pas encore goûté".


    Robert DESNOS
    , Écrits sur les peintres, Champs arts, 1984.

     

    robert desnos,goût,sens,créer,

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 1 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • De QUOI Jan BAETENS EST-IL le GOÛT ?

     

     

    Avant le passage à l'heure d'hiver, un dernier petit tour chez le glacier :

     

     

    Le glacier

     

    Le goût d'un sorbet

    Comme à une rose

    Est le nom

    Qu'on lui donne.

     

    Le goût d'un nom

    Est celui des choses qu'il désigne.

    Est celui de la chose

    Qu'il est.

     

    Les glaces qu'ils aiment,

    Les enfants habillés de rose

    Les montrent

    du doigt.

     

    Jan BAETENS, Cent fois sur le métier, Les impressions nouvelles, 2008.



    ▶︎ Vent du jour : Poésie ▶︎ 4 vent(s) de la plaine Lien permanent
  • La FRANGIPANE de PROUST

    Janvier, c'est frangipane :

     

    ... je remarquai alors sur les fleurs de petites places plus blondes sous lesquelles je me figurai que devait être cachée cette odeur, comme, sous les parties gratinées, le goût d'une frangipane ou, sous leurs taches de rousseur, celui des joues de Mlle Vinteuil.

    Marcel PROUST, Du côté de chez Swann, 1913.

    Voilà une frangipane qui aurait pu être couronnée d'une belle postérité.

     

     

    ▶︎ Vent du jour : Littérature ▶︎ 2 vent(s) de la plaine Lien permanent