jeudi, 01 octobre 2009

AUJOURD'HUI 1/10

 

Voulant toujours coller à l'actualité, il nous faut ouvrir le Trésor de la Langue Française, dans sa version numérique à la page du jour :

On détermine l'indice capillaire d'un acide gras, que l'on peut encore appeler pouvoir émulsif, en mesurant le volume de gouttes obtenues au moyen d'une même burette


Que les apprentis sorciers veillent toutefois à ne pas se blesser.

 

jeudi, 17 septembre 2009

MONOD, BOULOT, DODO


Jean-Louis ÉZINE nous rappelle que, Théodore MONOD étant naturaliste, il a passé sa vie à donner des noms latins à tout ce qu'il trouvait sous ses chaussures.

À ce titre, MONOD a étudié la végétation de lieux délaissés par ses confrères, comme par exemple le métro parisien.


C'est donc à lui que nous devons la découverte dans les traverses souterraines de nombreuses variétés de prospectus et autres détritus. Il a aussi mis à jour l'invasion d'une sorte de mousse se propageant jusque dans les rames, le sacapus.

Il a aussi patiemment examiné les désastreux effets du capharnaüm sur toute l'Île de France, principalement les jours de grève.


On voit par là - comme dirait ÉZINE - que MONOD ne rechignait pas non plus à distribuer à ses trouvailles des noms hébreux.

C'était décidément un grand homme.


 

dimanche, 16 août 2009

Il y a HÔTESSE et HÔTESSE (rediffusion de l'été)



Maintenant que l'on a fait des caissières des hôtesses de caisse, je préconise que toutes les barrières se changent en hôtesses de bar!


 

jeudi, 13 août 2009

Sans QUEUE ni TÊTE (rediffusion de l'été)


Le prénom LOUIS serait dérivé de CLOVIS.

En effet, il proviendrait de la troncation par les premiers rois Louis du C initial: CLOVIS - C = LOVIS = LOUIS (CQFD). Cette opération linguistique traduisait leur déférence vis à vis de leur illustre prédécesseur.


Il est à noter que la papes dénommés PIE ont usé du même stratagème, par égard pour le saint fondateur de l'Eglise, PIERRE.

On remarque alors avec stupeur que les rois s'amputent volontiers par la tête, tandis que les papes se délestent plus facilement de leur queue.


 

mercredi, 05 août 2009

Albert CAMUS : MAL NOMMER (rediffusion de l'été)


D'Albert CAMUS, sur le langage:

Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde.


Comme on doit être malheureux, avec un vocabulaire de 500 mots. Comme est épais le brouillard, à qui ne sait trouver la racine des choses.


 

jeudi, 11 juin 2009

ALLITÉRATION de SAISON (1/2)


Relevé ceci dans un poème de Patricia MARTINEAU, qui nous place bien entre deux rangées de colonnes rayonnantes :


paupières papillotes de peuplier


 Bonne route.

 

mercredi, 28 janvier 2009

Le THORAX du MAL

 

 

Le thorax provient du mot grec signifiant "cuirasse".

Puis, l'humanité goûtant fort la paix, le thorax a désigné la poitrine seule, sans sa protection.

 

Ce n'est donc que par hasard si l'on y trouve le nom du fameux guerrier Thor, des traditions nordiques.

 

 

mercredi, 21 janvier 2009

MAISON BLANCHE, MANTEAU ROUGE et PRÉVERT

 

 

En cette actualité états-unienne de passation de pouvoirs, il est opportun de citer PREVERT :

 

« Le Pape est mort, un nouveau Pape est appelé à régner. Araignée ! quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon ? ».

 

Le mot juste était « pontifier », mais la mécréance du poète a permis le calembour.

 

A chacun sa grâce.

Et que l’espérance obamaniaque soit moins éphémère que la libellule.

 

 

vendredi, 16 janvier 2009

FLAUBERT et le GREC

 

 

FLAUBERT, imprégné de culture classique et convaincu de la magnificence de l’âge antique, notait dans sa Correspondance que : 

« le grec moderne est tellement mêlé de slave, de turc et d’italien, que l’ancien s’y noie ».

 

Vilipender ainsi la modernité revient à exégérer le prix de l’ancien.

Car le grec, lorsqu’il est trop vieux, pose aussi problème, principalement à l’appareil digestif, et surtout si le mouton n’a pas été suffisamment cuit.

 

 

 

mercredi, 14 janvier 2009

INFORMATIQUE DE LANGAGE

 

 

Les Cassandre du franglais ont, de loin en loin,  l’occasion d’étouffer quelque peu leurs jérémiades, y compris quand il est appliqué à la matière la plus rebelle au beau langage : l’informatique.

Ainsi, la formule « WYSIWYG » (What You See Is What You Get / ce que vous voyez est ce que vous obtenez) a été détrônée en Francophonie par une formule qui en respecte à la fois le sens et la paronomase, essentielle à la mémorisation:

"tel écrit, tel écran"!

 

A bon chat, bon rat.

 

 

 

 

Toutes les notes