A lire ici : "Au tribunal, les "Déboulonneurs" dénoncent le matraquage de la pub".
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Sur du vent - Page 245
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DEBOULONNEURS de PUB
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Diego MASSON : une VIE pas POSSIBLE

Pour le n° 1 de la revue L'Impossible, le percussionniste et compositeur Diego MASSON évoque ses joyeux débuts :
« Le métier », les séances, c'était très bien payé, BOURVIL, Annie CORDY et ses deux trombones, Benny VASSEUR et André PAQUINET, ce qui leur valait le surnom de « Va-pas-niquer-ta-sœur ». Contrairement à PORTAL, j'aimais beaucoup les séances.
Entretemps, Michel PORTAL aussi a fait du chemin, jusque par chez nous, puisqu'on a aperçu ses outils au Prieuré de Vivoin la semaine passée...
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Les ROSEAUX DELÉTANG-TARDIF
Il ne croit pas à l'immobile
son sommeil est plein de roseaux
qui cachent les dormeuses pâles
près de l'eau près du bonheur.
Yanette DELÉTANG-TARDIF, in Les poètes de l'école de Rochefort, Seghers, 1983. -
De FRANCE et de (Louis) ARAGON
Après la dernière note évoquant la pendule, il en fallait une pour le coq !
Coq
Oiseau de fer qui dit le vent
Oiseau qui chante au jour levant
Oiseau bel oiseau querelleur
Oiseau plus fort que nos malheurs
Oiseau sur l'église et l'auvent
Oiseau de France comme avant
Oiseau de toutes les couleurs
Louis ARAGON, Le nouveau crève-cœur, Gallimard, 1948.
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Raymond QUENEAU : un TEMPS d'AVANCE
Attention : heure d'été.
N'avalez pas la commission... ni la pendule !La pendule
Je mballadais sulles boulevards
Lorsque jrencontre lami Bidard
Il avait l'air si estomaqué
Que jlui ai dmandé dsesspliquer
"Eh bien voilà me dit-il
Jviens davaler ma pendule
Alors jvais chez lchirurgien
Car jai une peupeur de chien
Que ça mtombe dans les vestibules"
...
Raymond QUENEAU.
Les pommes et les kiwis sont de l'automne précédent
(et ne sont pas là pour illustrer les vestibules) -
PRINTEMPS !
Tu ris à pleins poumons, comme avril délivre tous ses pollens.
Tu ris à gorge déployée, luette frémissante aux vents minces du matin.
Tu ris de toutes tes dents, et fusent en perles blanches cerisiers et seringats d'un scintillement pareil.
Du printemps tu sais tout, toi qui n'en comptes que cinq.
Extrait d'un recueil de 2010 (les intimes auront fait le calcul) à paraître...
mais où ?
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(INV)ENTERRE à la PREVERT
...
la victime se lève et dit
C’est embêtant d’être mort
on est tout froid
Fume ça te réchauffera
l’assassin lui donne la cigarette
et la victime dit Je vous en prie
C’est la moindre des choses dit l’assassin
je vous dois bien ça
...Jacques PREVERT, Evénements, Paroles, 1937.
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Thomas GRISON VOIT des BÊTES PARTOUT
Au numero 44 de la revue Traction-Brabant, on croise - entre autres - deux drôles de bêtes échappées du nouveau bestiaire intempestif de Thomas GRISON :
L'arachnez : nez à huit pattes, qui emprisonne ses proies dans sa morve avant de les aspirer en les reniflant goulûment.
Le chimpancarte : censé indiquer les directions, ce singe baroudeur et grimaçant ne tient hélas pas en place, créant la confusion.

