Carré disque ou sphère
et même dos de tortue
les Anciens ont vu la Terre
comme elle se refusait
qui dans son bain qui sous un pommier assoupi
et moi sur ce banc
comme une ligne tracée
de deux point suffisants
noyés de tous les autres nécessaires
Sur du vent - Page 204
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DOS de TORTUE
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La FINANCE en GRANDE POMPE
François Hollande, lui candidat au Bourget, en a rêvé...
Dans cette bataille qui s'engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance.
... mais c'est moi qui l'ai photographié :
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Antoine de SAINT-EXUPÉRY : la QUADRATURE du VENT
La poulie gémit comme gémit une vieille girouette quand le vent a longtemps dormi.
Antoine de SAINT-EXUPÉRY, Le petit prince, 1943.
Ce phénomène est extrêmement rare :
un vent tournant sur lui même, mais à 0 kilomètre par heure.
Comment Antoine l'aviateur parviendra-t-il à décoller face à lui ? -
POÈME AMPOULÉ
Brisé, le tungstène
pend dans une agitation
de chaise électrique
d'après la foudre
Voleur ?
ailes grillées
Violeur ?
émasculation discrète
À l'obscur sa vérité
son filament de justice
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VOLTAIRE : PETITES PEURS entre NOBLES
C'est grand dommage qu'il n'y ait plus aujourd'hui ni possédés, ni magiciens, ni astrologues, ni génies.
On ne peut concevoir de quelle ressource étaient, il y a cent ans, tous ces mystères. Toute la noblesse vivait alors dans ses châteaux. Les soirs d'hiver étaient longs ; on serait mort d'ennui sans ces nobles amusements.
VOLTAIRE, Dictionnaire philosophique, 1764.
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Martin LUTHER : DIABLE !
Les diables vaincus et humiliés deviennent des lutins et des farfadets, car il y a des diables dégénérés et j'incline à croire que les singes ne sont pas autre chose.
Je crois que le diable habite dans les perroquets et les perruches, les singes et les guenons, pour qu'ils puissent si bien contrefaire les humains !
Martin LUTHER, cité par Roland VILLENEUVE, Dictionnaire du diable, Omnibus, 1998.
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ÉVEQUES, ÉVENTAILS et LITTÉRATURE
Même celles qui sont à genoux sur les dalles s'éventent du même mouvement bref et gracieux. Elles ne s'arrêtent que pour s'agenouiller ou se rasseoir selon le rituel de l'office; les pauses liturgiques sont marquées par le bruit des éventails qui s'ouvrent ou se referment.
Albert T'SERSTEVENS, L'itinéraire espagnol, Arthaud, 1963.
Détail d'un tableau du château de Carrouges
"Crosse d'or, évêque de bois ?" Il censurait ainsi, mal à propos, la magnificence avec laquelle monseigneur Charlot se plaît à célébrer les offices.
Anatole FRANCE, L'orme du mail, 1897.
Idem
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C'EST CITÉ de Gabriel GARCÍA MÁRQUEZ
On l'avait installé là en pensant peut-être que c'était la place d'honneur, et les invités le bousculaient, le confondaient avec quelqu'un d'autre, le déplaçaient à droite, à gauche, pour ne pas qu'il gêne, et lui, remuait sa tête neigeuse de tous côtés avec cette expression errrante des aveugles de fraîche date, répondant à des questions qui ne lui étaient pas destinées ou à de brefs saluts qu'on ne lui adressait pas, heureux dans son enclos d'oubli, avec sa chemise comme cartonnée par l'amidon et la canne de gaïac qu'on lui avait achetée pour l'occasion.
Gabriel GARCÍA MÁRQUEZ, Chronique d'une mort annoncée, Grasset, 1981, trad. Claude Couffon.
Moule d'une empreinte de taupe, photographié par un appareil
devenu myope (et avec quel à propos !).