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littérature

  • CASSE-TÊTE FINNOIS!

    On dit de l'écrivain finlandais Mika WALTARI qu'il souffrait d'une telle fureur d'écrire qu'il s'imposait à lui-même des cures de sevrage, soit en milieu hospitalier pour se désintoxiquer de sa graphomanie, soit dans le cadre de sa production littéraire, en se limitant à vingt pages quotidiennes.
    Par crainte de sombrer dans les profondeurs de l'excès, il repectait cette auto-limitation jusqu'à laisser démembrés les mots qui tentaient de sauter la barrière.

    Cette attitude évoque celle du joueur qui se fait interdire l'entrée des casinos de France... pour jouer davantage à Monaco. En effet, en dépit de ce régime, WALTARI a laissé une oeuvre d'un volume exceptionnel.

    Peut-être s'agit-il pour cet usager de la langue finnoise, exclusivement orale jusqu'à lors, de lui faire acquérir en une seule vie d'écrivain tout l'héritage écrit lui faisant défaut.

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  • Edmond JABES et le LIVRE

    "Vous aurez à veiller une grande oeuvre: celle que j'écris".

    Cet extrait provient d'une lettre adressée à Edmond Jabès à sa future épouse.
    Il avait vingt et un ans.
    Elle dix-neuf.

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  • Hampâté Bâ et la mémoire



    L'écrivain malien Amadou Hampâté Bâ disait: «En Afrique, un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle.».

    A présent que les bibliothèques brûlent dans l'indifférence, et que les vieillards s'échinent à s'éteindre loin des regards, cette pensée a perdu de son tragique.

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  • BORGES et KYOSHI: l'art de lire



    Borgés prétendait que la lecture est un art supérieur à l'écriture. En effet, il ne voyait l'écriture que comme un réemploi des écrits précédents.
    Au Japon, KYOSHI avait une vision similaire. A propos des "kukaï", assemblées de poètes au cours desquelles les haïkus sont classés et débattus sous couvert d'anonymat, il indiquait que choisir un bon haïku était aussi important que l'écrire.


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  • Littérature, fleurs et absence

    Si les fioritures indiquent un manque de fleurs, quelle est donc l'absence qui suscite la littérature?

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  • L'art de lire selon BORGES



    Selon Borgés, l'art de lire serait supérieur à l'art d'écrire, et même, le déterminerait. L'écrivain ne serait qu'un collecteur, recyclant les textes qui l'ont précédé, pour en mettre d'autres au jour, qui lui succèderont.

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  • Quand parle Pierre BERGOUNIOUX


    Pierre BERGOUNIOUX est un auteur qui pratique à l'oral une langue d'apparence non seulement écrite, mais en plus une langue centenaire, à la pureté et à la précision rares et devenues presqu'incongrues.
    Ce type d'orfèvrerie a disparu des ondes, alors qu'il était l'ordinaire des causeries radiophoniques jusqu'à voici cinquante ans.

    Prénoms désuets
    sur le monument aux morts
    Matinée d'automne

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  • Patricia CORNWELL s'affiche



    Patricia CORNWELL est une rareté dans l'industrie du livre (la formule est inélégante, mais permet d'éviter l'emploi du mot "littérature"): elle jouit du privilège d'être affichée dans les rues et les gares.

    Mais par bonheur, le nom qu'elle porte nous engage à tracer la limite où commence l'ivraie.


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