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  • BARBES

    charnière,gonds,

     

    La musique a ses lois

    qui rechignent aux dissonnances

    comme les rites ligaturent les cheveux

    qu'on laisserait séduire par les vents

     

    et la foi n'est qu'un sel

    qui conserve en asséchant le vivant

    le pétrifie en posture d'apôtre

    de bâtisseur d'église

    en main la clef tenue bien ferme

     

    Les barbes toujours

    se hérisseront

    au-devant du satin de la jeunesse

    le sourcil se lèvera

    de sa caresse sur la peau

     

     

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  • Italo CALVINO : la RÉVOLUTION N'AURA PAS LIEU

    houx,révolution,rouge,

     

    En bref, il y avait chez nous aussi toutes les causes de la Révolution Française. À la différence près que nous n'étions pas en France, et la révolution n'éclata pas. Nous vivons dans un pays où les causes se produisent toujours, et jamais les effets.

     

    Italo CALVINO, Le baron perché, 1957 (trad. M. Rueff, Folio 2018)

     

     

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  • TERRE

    pomme de pin,

     

    les pieds sur terre

    pour se nourrir

     

    goûter

    la pomme

    et tout le poids de la vie

     

     

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  • César VALLEJO et la CONSCIENCE

    blanc,gouttelettes,reflet,

     

    Combien de temps a duré l'anesthésie, comme la nomment les hommes ? Science de Dieu, Théodicée ! Si je dois vivre dans de telles conditions, totalement anesthésié, ma sensibilité retournée comme un gant, ah, docteurs des sels, hommes des essences, habitués de l'élémentaire, je demande qu'on me laisse avec la tumeur de ma conscience, avec la lèpre à vif de mes sens, quoiqu'il puisse m'en coûter, y compris ma mort ! Laissez-moi avoir mal, si vous voulez, mais laissez-moi éveillé, avec tout l'univers présent, même pour le pire, dans ma température explosée.

     

    César VALLEJO, Poèmes humains, 1923-37, Seuil (trad. Fr.Maspero, 2011)

     

     

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  • רחם : L'UTÉRUS-COMPASSION

    rideau,rouge,,

     

    Bientôt la sortie du tunnel et ce sera la lumière d'une d'une compassion universelle, pour avoir engendré

    un seul vivant, mais si totalement nu et affamé qu'il sera chauffé et nourri, pour la totalité des vivants

    que les parois de l'utérus feront à l'humanité ses murs et son toit, avant que le jour n'invente son souffle

     

     

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  • MODE

    fil,couleurs,bobines,

     

    mode

    passée

    avant les couleurs

     

    blanchiment

    des goûts

     

    cycle court

     

     

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  • Milan KUNDERA et les VACHES

    vache,pelage,

     

    Paisibles, sans malice, parfois d'une gaieté puérile : on croirait de grosses dames dans la cinquantaine qui feraient semblant d'avoir quatorze ans. Il n'est rien de plus touchant que des vaches qui jouent. Tereza les regarde avec tendresse et se dit (c'est une idée qui lui revient irrestiblement depuis deux ans) que l'humanité vit en parasite de la vache comme le ténia vit en parasite de l'homme : elle s'est collée à leur pis comme une sangsue. L'homme est un parasite de la vache, c'est sans doute la définition qu'un non-homme pourrait donner de l'homme dans sa zoologie.

     

    Milan KUNDERA, L'insoutenable légèreté de l'être, Trad. Fr.Kérel, Gallimard, 1984

     

     

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  • ÉPICÉA

    épicéa,

     

    France Culture 5/6/20 07:10

     

    Moins odeur de sainteté

    que de sapin

    l'épicéa souffre

    de l'idée de la mise en boîte

    de lui-même

     

     

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