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Presse - Page 3

  • Christian BOBIN et le FACTEUR MERLE

    Vous les animaux, vous avez une singulière façon de voir - par vos nerfs, vos muscles, vos dos, autant que par vos yeux. Tu venais d'atterrir de l'autre côté de la vitre, sur l'herbe verte du pré. Noir sur vert, et cette pâte orangée de ton bec, lumineuse comme une lampe Émile Gallé. Tiens, me suis-je dit en te voyant : du courrier. Un mot du ciel qui n'oublie pas ses égarés. Tu es resté dix secondes devant la fenêtre. C'était plus qu'il n'en fallait. Dieu faisait sa page d'écriture, une goutte d'encre noire tombait sur le pré.

     

    Christian BOBIN, L'impossible n° 5


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  • SENDAK ou SANDWICH ?

    Un jour, un petit garçon m'a envoyé une carte charmante, avec un dessin dessus. Je réponds à toutes les lettres que les enfants m'envoient - parfois très rapidement - mais cette réponse-là, je l'ai soignée. Je lui ai envoyé une carte sur laquelle j'avais dessiné l'image d'une Chose Sauvage*...
    Et puis j'ai reçu une réponse de sa mère qui disait : "Jim a tellement aimé votre carte qu'il l'a mangée". C'est le plus beau compliment que j'aie jamais reçu. Ça n'avait pas d'importance pour lui que ce soit un dessin de Maurice SENDAK. Il l'a vu, il l'a aimé, il l'a mangé.

    L'Impossible n° 5.

     

    * Ces Choses Sauvages, en Français, sont devenues des Maximonstres.

      

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  • CONFIDENCE pour CONFIDENCE

    confidentiel,nouvel obs,pétition

    Le site du Nouvel Obs nous apprend que "pour 180 poètes, la poésie est en danger".  

    On y lit que 

    lesdits poètes ont donc lancé une pétition confidentielle

     

    Incroyable, cette constance des poètes à toujours oeuvrer dans la discrétion !

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  • BLAGUE de VESTIAIRE

    Le journaleux dit quelquefois ce qu'il pense, mais il pense rarement ce qu'il dit.

    Aristide BRUANT

    Et le footballeux ?

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  • Les TÉLÉSOUVENIRS de Philippe FANGEAUX

    Malgré moi, certaines images du journal télévisé persistent, touchent.

    De tête, je dois pouvoir à peine les dire.

    De mémoire j'en fais un tableau de petit format, exécuté en une seule fois, dans le frais sa trace se fige.

    Le tableau porte alors le titre de l'événement dépeint.

     

    Philippe FANGEAUX, L'Impossible n° 3.

    philippe fangeaux,

    D'autres télésouvenirs sont ici.

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  • BARÇA : BASTA ?

    La plupart des équipes jouent comme Barcelone une fois par saison pendant environ cinq secondes. Barcelone joue tout le temps comme Barcelone. C'est un festival incessant de bouchons de champagne qui sautent, un football de BMW Série 5: incontestablement haut de gamme, une production magnifique d'homogénéité.

    Barney Ronay, The Guardian.

    Mais on déchante en lisant la suite de l'article : tant de perfection et d'efficience causerait de l'ennui...
    Un peu comme si une équipe normale valait mieux qu'une équipe bling-bling.

    Réponse après le match retour.

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  • Un PUBLIC... PRIVÉ

    Vu sur lemonde.fr :

    lemonde.fr,concert,privé

     



    De même que le spectacle est forcément vivant, de nos jours, le concert se doit d'être privé.

    Après coup, on peut toutefois affirmer que les spectateurs présents dans la salle ont partagé leur plaisir avec les auditeurs de France Inter et les visiteurs du Monde, soit un public potentiel d'environ 6 milliards d'êtres humains.

    Le concert était donc bien privé... mais de toute intimité.

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  • Rania MEZIANI et la FUREUR de LIRE

    Le père ça le rendait violent de nous voir lire. C'était l'impuissance devant l'image de l'enfant, le corps de l'enfant immobile. Penché en silence vers l'objet où le père lui, ne voit que motifs et tracés. Ça le dépassait parce que ce qu'il voyait c'était le petit être issu de lui, totalement étranger, maintenant. Monstrueusement nourri de l'intérieur par les lignes, grossi depuis l'intérieur seulement.

     

    Rania MEZIANI, Le père ça le rendait violent, L'Impossible n° 1.

     

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