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léopold sedar senghor

  • Léopold SEDAR SENGHOR à NEW-YORK


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    À New York

     

    New York ! je dis New York, laisse affluer le sang noir dans ton sang

    Qu'il dérouille tes articulations d'acier, comme une huile de vie

    Qu'il donne à tes ponts la courbe des croupes et la souplesse des lianes.

    Voici revenir les temps très anciens, l'unité retrouvée la réconciliation du Lion, du Taureau et de l'Arbre

    L'idée liée à l'acte l'oreille au cœur le signe au sens.

    Voilà tes fleuves bruissants de caïmans musqués et de

    lamantins aux yeux de mirages. Et nul besoin d'inventer les Sirènes.

    Mais il suffit d'ouvrir les yeux à l'arc-en-ciel d'Avril

    Et les oreilles, surtout les oreilles à Dieu qui d'un rire de saxophone créa le ciel et la terre en six jours.

    Et le septième jour, il dormit du grand sommeil nègre.

     

    Léopold SEDAR SENGHOR, Ethiopiques, Seuil, 1956

     

     

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  • SENGHOR : RAFRAÎCHIR nos OREILLES

    ... seul le poète dé-crypte, pré-sente, brûle, au soleil des paroles, les secrètes affinités entre les êtres et les choses, entre le visible et l'invisible, entre les Autres et moi, entre moi et moi-même. Et c'est pour "rafraîchir nos oreilles", comme on dit au Sénégal, mais, plus profondément, notre cœur par le labyrinthe des oreilles.

    Léopold Sédar SENGHOR, 1976.

     

     Que 2015 rafraîchisse nos oreilles !

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