dimanche, 30 août 2009

Jacques ANCET : LONG sur l'ÉTÉ


Jacques ANCET raconte en vingt-quatre poèmes « Vingt-quatre heures, l'été » (Ed.Lettres vives, 2000).

Ceux pour qui les vacances sont un moyen de porter attention à ce qui flotte dans l'air de l'été en retrouveront peut-être ici un bon parfum :



Vingt-deux heures



Dix heures. Les chiens aboient

comme si on entendait

l'envers brutal du silence.

Comme si montait de la terre

une violence de voix

acharnée à mettre en pièces

le calme à peine conquis

des la nuit. De temps à autre

ils se taisent et c'est, sans fin,

un clignotement muet,

un bourdonnement de bouches,

quelque chose comme des

lèvres entrouvertes, des mots

sans suite qui s'éparpillent.

Et puis les cris recommencent.

Ils disent l'heure des dents,

la salive, la brûlure,

le noir qui s'est mis à luire,

une obscure transaction

de racines et de ténèbres,

l'invisible connivence

de l'étoile et du charbon.


 

jeudi, 16 juillet 2009

TREIZE à la DOUZAINE


Emmanuel HIRIART chronique pour Poésie Première n°44 un recueil de Jacques ANCET, L'Identité obscure :


Treize chants composés de vers à treize syllabes...

Mètre où l'alexandrin qui sonne toujours midi devient soluble, se dissout dans le mouvement d'une phrase sans fin, celle, flux d'appositions (comme un poème chinois), des romans de Jacques ANCET.


Un alexandrin trouvé à quatorze heures, en somme.